16.12.2006
I - LA TRES SAINTE TRINITE (CONCHITA)
I - VENERABLE
ONCEPTION
CABRERA DE ARMIDA
SURNOMMEE
LA GRANDE CONCHITA
(1862/1937)
CORPS INCORRUPTIBLE
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SAINT-SIÈGE |
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VÉNÉRABLE CONCEPTION CABRERA DE ARMIDA (CONCHITA) (†1937) mystique mexicaine. (½h) (D'après son Journal paru chez DDB grâce à M.M. Philipon, o.p.
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ANNEE 1906
Le 11 février, publication de l'Encyclique Vehementer nos de Pie X, qui condamne la loi de séparation. La France compte à cette époque 36 millions de catholiques sur 39 millions d'habitants.
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«L'Apostolat de la Croix est le travail qui continue et complète celui de mon Cœur révélé à sainte Marguerite-Marie. Je te précise qu'il ne faut pas voir en ma Croix extérieure le seul instrument divin de Rédemption. Cette Croix est présentée au monde pour amener les âmes vers mon Cœur, transpercé sur cette Croix. L'essentiel de cette œuvre consiste à faire connaître les douleurs intérieures de mon Cœur, auxquelles on n'est pas attentif et qui constituèrent pour moi une Passion plus douloureuse que celle que mon corps a soufferte sur le Calvaire, à cause de son intensité et de sa durée, perpétuée mystiquement dans l'Eucharistie. Dis-le : jusqu'à ce jour, le monde a connu l'amour de mon Cœur manifesté à Marguerite-Marie, mais il était réservé aux temps actuels de faire connaître sa souffrance dont j'avais seulement montré les symboles et d'une manière extérieure. Répète-le : on doit pénétrer à l'intérieur de cet océan sans limite d'amertume et le faire connaître au monde entier, afin d'obtenir que la souffrance des fidèles s'unisse à l'immensité des douleurs de mon Cœur, car cette souffrance se perd en sa plus grande partie» Jésus à Conchita, Lettre adressée à José Alzola, provincial des Jésuites, 4 novembre 1899, in M.-M. Philipon, Conchita - Journal spirituel d'une mère de famille, Paris, Desclée de Brouwer, 1974. |
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LA TRES SAINTE TRINITE |
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TOUTE LA TRINITE EST AMOUR |
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«La substance du Père est Amour et si grand est son amour pour l'homme qu'il a donné son propre Fils pour la Rédemption du monde. (9juillet 1895) |
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TRINITE ET INCARNATION |
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«Je suis le Chemin -dit Jésus- nul ne va au Père que par moi» (Jean 14, 6) |
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Le mystère de l'Incarnation conduit Conchita vers les profondeurs de Dieu. . «Le Seigneur éleva ensuite mon esprit à la contemplation de l'Incarnation du Verbe. Il me fit comprendre des choses très profondes au sujet de la Très Sainte Trinité, dont Il est la seconde Personne. . «De toute éternité le Père existait. Il a produit du tréfond de Lui-même, de sa propre substance, de son essence même son Verbe. De toute éternité aussi, dès le commencement le Verbe était Dieu, comme le Père était Dieu, les deux personnes ne constituant qu'une seule personne divine. Mais jamais en aucun instant ces Personnes divines, le Père et le Fils, n'existèrent seules, ou ne furent que deux. En cette même éternité, bien que provenant du Père et du Fils, existait l'Esprit-Saint, reflet, substance, essence du Père et du Fils, et, également, Personne. Le Saint-Esprit est un reflet divin au sein de l'Amour Lui-même. Il est le reflet de la lumière au sein d'une même lumière, le reflet de la vie à l'intérieur de la Vie elle-même, et ainsi de toutes les perfections infinies au plus intime de la perfection éternelle.
. . «Le Verbe, la seconde personne de la très sainte Trinité est descendu dans le sein très pur de Marie et, par l'opération du Saint-Esprit, qui l'a rendue féconde, le Verbe s'est incarné et Il s'est fait homme ! Abaissement tellement profond que seul l'amour d'un Dieu pouvait le réaliser» . «J'entendais sur ce merveilleux et si sublime mystère des choses si profondes qu'elles sont seulement pour mon âme, car je ne peux les expliquer, faute de parole» (25 février 1897) |
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SES PREMIERES EXPERIENCES |
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«J'ai eu dans quelques oraisons des points inexplicables de connaissance de Dieu (je ne sais comment le dire) dans la Très Sainte Trinité. Expérimenter ce qu'Il est (non le comprendre)...Sorte d'ébauche de son essence si pure...dans ce Tout-Unité.....dans sa génération éternelle....dans ses attriibuts...immensité... bonté... justice mais tout cela comme dans un point, point de lumière intérieure d'une douceur inexplicable : non pas d'une douceur comme celle provenant d'autres orasons, mais beaucoup plus élevée et pure qui fait sortir l'âme ou la suspend mais avec une claire connaissance de Dieu qui l'enveloppe, oubliée de tout, même de soi. .
Oh ! Que cette éternité sans temps est profondément imprimée dans mon coeur ! Ce Dieu trois fois saint, saint, saint, que je ne comprend pas mais que j'exprimente, qui donc serait capable de dire ce qu'II est, si même au ciel il n'existe pas de langage pour l'expliquer ? .
Sentir, cela me fait peur ; mais tout d'un coup, je me sens submergée dans cet océan de ravissantes perfections, dans cette éternité de beauté et de bonheur personnel ! Je vois les trois divines Personnes se communiquer cette complaisance éternelle qui se produit toujours (dirais-je pour m'expliquer) et à chaque instant en se contemplant elles-mêmes...Je sens ou je vois avec l'âme (je ne sais comment le dire) un éternel abime d'éternelles perfections, toujours nouvelles, dans lesquelles se réjouissent les trois divines Personnes. Toutes les trois ont, me dit le Seigneur, le très pur bonheur de la communication. Elles sont trois Personnes mais avec une seule substance divine, égales en pouvoir, sagesse, bonté et tous les autres attributs ! ... .
(14 mai 1898) |
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VERS L'UNION |
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Comme préparation immédiate à la pleine vie d'union, Conchita reçoit de remarquables lumières sur la Trinité.
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UN SEUL DIEU EN TROIS PERSONNES |
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«Il n'existe pas deux Dieux ni trois mais un Seul Dieu en Trois Personnes divines. J'ai compris cela avec une grande clarté. Je voyais qu'il devait être ainsi, et qu'il existait pour cela une raison admirable. (je ne sais si j'explique bien ce que je voudrais dire)» . Le Seigneur a continué : . «Il n'y a pas trois lumières, mais une seule lumière, éternelle et égale dans les trois Personnes divines. La formule "Dieu de Dieu" veut dire qu'il y a l'égalité ; en même temps elle veut aussi indiquer le même Etre communiqué au Verbe ; et, dans un reflet de ce foyer éternel de grandeur, de lumière et de perfections infinies, est produit l'Esprit-Saint, terme et pour ainsi dire conclusion de ce mystère divin, mais non moindre que le Père et le Fils : rien, absolument rien, ne Lui manque, mais les trois Personnes égales, dans une seule et même essence divine, ne forment qu'un seul foyer, un seul Etre sans commencement et sans fin. Aucune des Personnes n'est antérieure ou supérieure l'autre, mais les Trois éternelles dès le commencement, oui éternelles et dans une véritable communication, sublime, admirable, qui constitue la félicité du seul Dieu» . «J'explique cela en de pauvres paroles humaines parce qu'il n'existe -et je pense qu'il ne peut exister- aucun langage créé qui puisse exprimer l'inexprimable» (2 février 1897 |
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L'INFINIE PURETE DE LA TRINITE |
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«J'ai compris, je ne sais comment, quelque chose de l'infinie pureté de Dieu et comment, dans la génération éternelle du Verbe, le Père éternel Lui communique sa propre substance et essence, l'essence du Père étant la pureté même. Mais par ce mot «pureté» , au sens de transparence divine, je désigne une clarté, une blancheur, une lumière que je ne trouve aucune parole pour exrimer, car toute lumière est obscurité en comparaison de cette clarté divine : le blanc parait noir et le soleil lui-même comme un tâche d'encre. O mon Dieu ! O splendeur éternelle ! Comment expliquer l'inexplicable dans un langage humain ? Beauté sans tache toujours ancienne et toujours nouvelle, splendeur ineffable dont les sens corporels ne pourraient supporter l'éclat. Et moi, je voyais, ou je sentais tout cela, mais au plus profond de mon âme.
Je voyais ce Verbe comme un reflet parfait et complet du Père. Dans l'élan éternel de ce très saint Amour divin qui existe entre le Père et le Fils, je voyais leur lien de lumière et d'amour : l'Esprit-Saint, inséparable du Père et du Fils, bien que constitunt une personne distincte, un véritable terme d'amour» -si l'on peut appeler «terme» ce qui est infini- oui «terme» , puisque dans cet échange entre les Personnes divines. Il parcourt son orbite, rendant par là les trois Personne divines parfaitement heureuses. Je ne sais comment expliquer cela. J'ai tout saisi en un instant, sans mesure de temps ni division, et cependant dans la distinction de ces Personnes de l'adorable et Très sainte Trinité.
(28 aout 1898) |
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L'intimité avec le Dieu vivant, avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit est caractéristique de la vie d'union. Conchita a reçu des graces éminentes de cet ordre-là. C'est pourquoi la Très sainte Trinité constitue le centre de sa vie.
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«LA TRINITE : CENTRE DE MA VIE» |
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«Dans l'abime de ma misère et à l'encontre de ma volonté, mon esprit brise les attaches qui le retiennent à la terre de mon néant, et s'échappe. . Il s'élance vers le trône divin de la Très Sainte Trinité comme si c'était là son centre et sa vie, là, à l'intérieur de la Vie même Que dois-je faire si mon esprit ne peut trouver sa satisfaction dans les petites flaques d'eau que je lui présente, sinon chercher l'Océan sans limite et sans rivages, son Dieu et Seigneur ? J'enferme mon esprit dans le puit étroit de la connaissance de soi-meme, mais de cette profondeur il prend son vol et s'élance jusqu'à cette immensité de son Dieu, lieu unique où il puisse trouver son rassasiement et respirer. . Ce qui se passe, ô mon Dieu -voilà que je le comprends- c'est- que la goutte d'eau se perd dans l'océan et le néant dans l'infin C'est-à-dire ce n'est pas seulement Dieu qui entre en moi même quand Il y pénètre et prend possession de mon âme, c'est moi aussi qui entre en Lui. Mieux : je ne suis pas digne d'entrer et je m'arrête à la porte, mais Lui me prends dans ses bras et m'introduis dans ces régions inconnues au monde matériel. Et avec quelle rapidité l'âme parcourt ces distances ! Elle connait, elle voit, elle entend, sans connaitre, sans voir ni entendre. Elle se trouve toute rassemblée en un point, mais un point infini et éternel, un point d'amour incréé. Là seulement, elle respire la vie, elle est comblée et heureuse, en dehors du temps» (31 mai 1899) |
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«JE CONTEMPLE LES ABIMES DE LA TRINITE» |
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Le contact continuel, la vie d'intimité avec les Personne divines entrainent à leur suite un accroissement des principes dynamiques de la vie spirituelle. L'Esprit-Saint par son action sanctificatrice et illuminatrice perfectionne les vertus théologales, et en raison de la connaturalité de l'amour, produit dans l'âme une quasi-expérience du Dieu-vivant.
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«Dans la clarté de ces lumières qui tiennent mon âme comme absorbée en Dieu, en un instant je contemple les abimes et les splendeurs de la Trinité, d'une manière toute spéciale, profonde, inexplicable :tantôt son Unité, son Essence ou son Eternité, tantot la génération éternelle du Verbe et le plan de la Rédemption, tantot ses attributs, son bonheur, ses perfections infinies. Je découvre en Elle une seule Essence dans la multitude de ses perfections. D'autres fois, je La vois comme un prisme, comme un cristal, dans lequel se reflètent toutes les couleurs de la lumière, avec cette différence que la Très Sainte Trinité n'est pas un reflet mais la lumière même. Oh ! Que de merveilles expérimente mon âme en ces abimes de lumière ou plutôt sur ces sommets divins, ma pensée ne saisissant q'un point minuscule de l'ncompréhensible. . En d'autres ciconstances, je La vois comme un océan immense de graces : mille fleuves jaillissent de cet océan et ils reviennent se perdre en Lui. Je La vois comme la grace d'où jaillissent toutes les graces. Je contemple aussi la Trinité comme une source limpide aux mille jets d'eau éblouissants qui, après avoir enchanté la Source même et ravi tous les spectateurs, vont de nouveau se perdre en Elle et se confondre avec les eaux de la Source même. Je contemple ainsi les Perfections de la Très Sainte Trinité, ses graces, sa beauté, ses splendeurs jaillissant d'Elle sans jamais en sortir, et retournant en Elle sans plus en revenir, perpétuellement ravie de ses charmes».
(19 juillet 1906) |
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15.12.2006
II - INCARNATION DU VERBE ET REDEMPTION (CONCHITA)
II - VENERABLE
CABRERA DE ARMIDA
SURNOMMEE
LA GRANDE CONCHITA
(1862/1937)
INCARNATION DU VERBE ET REDEMPTION |
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INCARNATION DU VERBE |
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L'AME DU CHRIST SOUS LA MOTION DE L'ESPRIT-SAINT |
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Le Christ est le chef-d'oeuvre de l'Esprit-Saint. Comme Verbe, il est avec le Père, son Principe éternel. L'Esprit-Saint reçoit tout du Fils : son Etre et ses perfections infinies. Il est l'Amour en Personne qui procède indivisiblement du Père et du Fils dans l'Unité de la Trinité.
Mais, en tant qu'homme, Jésus a tout reçu de l'Esprit-Saint : son incarnation, son être, sa vie, son action sur tous les membres de son Corps mystique.
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«Tous les mouvements de mon âme en tant qu'homme ont été inspirés et accomplis sous la motion de l'Esprit-Saint. C'est Lui qui animait mes facultés, mes sens, ma volonté, les gardant en sa possession pour la gloire du Père à qui, Moi, je rapportais tout.....L'Esprit-Saint aime mon humanité avec une incomparable prédilection....Si tu savais avec quelle délicatesse, quelle tendresse, et quelle splendeur l'Esprit-Saint orne mon âme, mes facultés, mes sentiments, mon corps et mon coeur ! Plus encore qu'une mère, il est tout Amour. Il a déployé sa puissance et toutes ses richesses à me former dans le sein de Marie, comme un parfait modèle de tout ce qui est beau, pur et saint. Toutes les richesses et trésors qui ornent mon Coeur, je les dois à l'Esprit-Saint. |
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LA PREMIERE PLACE DANS L'EGLISE |
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Ainsi, dans un tour d'horizon grandiose, le Seigeur découvrait à Conchita la place unique et primordiale du Saint-Esprit dans les oeuvres de Dieu. L'Esprit-Saint était là avant la création dans les conseils de la Trinité, orientant avec le Père et le Fils le sens du destin du monde. L'Esprit était là, préparant la venue du Fils et la réalisant au moment de l'Incarnation du Verbe, toujours présent et agissant dans son Eglise jusqu'à la fin des siècles.
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«Le Saint-Esprit prenait une part extrêmement active à l'élaboration du plan éternel de la Rédemption ; puis, en son temps il réalisa l'oeuvre de l'Incarnation, après avoir éclairé les prophètes en la leur annonçant. Durant ma vie d'homme c'est Lui qui me soutenait, c'est Lui qui présentait à mon Père mon expiation infinie et touchait les âmes, les attirant vers la Vérité que Je suis moi-même. J'avais promis de L'envoyer et je l'ai fait, car, en chacun de ses actes, dans ses sacrements et son action infaillible, l'Esprit-Saint occupe dans mon Eglise la première place» (28 janvier 1915) |
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La piété de Conchita est essentiellement dogmatique. Elle aime contempler la mère de Jésus dans le plan éternel de Dieu et dans son déroulement historique à travers les principaux mystères du salut. Son regard de foi la découvre déjà dans sa préexistance éternelle dans la pensée de la Trinité.
Le Seigneur lui expliquait ainsi ce mystère :
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«Pour toi, il n'existe que le moment présent ; pour Dieu, tout est préexistant. Marie existait déjà, joie de toute la Trinité qui l'avait formée dans sa Pensée. Elle constituait déjà ses délices. Déjà, Marie était la Reine du ciel. (23 juillet 1906) |
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L'EGLISE DU VERBE INCARNE |
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«L'Eglise a jailli de mon Coeur sur la Croix ; c'est de là que naquit l'Eglise si pure et belle, de mon côté, comme Eve naquit du côté d'Adam, afin qu'Elle soit Mère de tous les chrétiens, de toutes les âmes, pour les sauver par les mérites infinis que J'ai déposés en son sein immaculé» (14 mars 1928) . Ce thème classique et fondamental de l'écclésiologie est contemplé par Conchita dans l'optique caractéristique de sa propre grace. L'expression «Croix» a une résonnance infiniment personnaliste. La Croix signifie avant tout, le Christ crucifié, le Christ Prêtre et victime qui par amour s'offre au Père pour notre salut. La Croix désigne aussi le chrétien qui veut se configurer au Christ en identifiant ses sentiments les plus intimes avec les siens, et fréquemment, Conchita affirmera que l'authentique chrétien doit être une «Croix vivante» . «Par la croix extérieure que tous peuvent voir, je fus une victime agréable au Père en répandant mon sang, mais c'est surtout par la croix intérieure que s'est achevée la Rédemption» (7 septembre 1896) . . «J'aimais mon Père et je voulais Le glorifier en acquittant la dette de l'humanité coupable. J'aimais les hommes d'un amour infini et humain et je voulais les rendre heureux et les sauver» (23 janvier 1928) . |
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LA CROIX SE PERPETUE DANS L'EUCHARISTIE |
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«Si la Rédemption suffisait à ta justice pour effacer le péché, si avec elle la distance entre l'homme et la divinité était vaincue, pourqui as-tu perpétué ce même sacrifice de la Croix sur les autels ?» . «Seulement par amour, seulement pour un but de charité. Je demeure sur les autels parce qu'une soif sublime consume le Verbe fait chair se réjouissant de son immolation en faveur de l'homme (2 aout 1933). |
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TOUTE L'EGLISE EST SACERDOTALE |
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«Le Christ, Prêtre Unique, a suscité une Eglise, un peuple sacerdotal tout entier, sacrement du salut du monde. La vision de l'Eglise toute sacerdotale est un aspect essentiel de la doctrine spirituelle de Conchita, cinquante ans avant Vatican II. . «Il y a des âmes qui ont été consacrées par l'onction sacerdotale, mais il y a également, dans le monde, des âmes sacerdotales, qui, bien qu'elles n'aient ni la dignité ni la consécration du prêtre, ont une mission sacerdotale, et elles s'offrent au Père, en union avec moi, pour s'immoler comme Il le désire. Ces âmes aident puissamment l'Eglise sur le plan spirituel. (8 janvier 1928 |
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SACERDOCE SPIRITUEL |
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Il n'y a qu'un seul sacerdoce, celui du Christ, mais tous peuvent y participer car le sacerdoce spirituel est à la fois le caractère et le charisme de la communauté ecclésiale. . Le sacerdoce ministériel perpétue l'oblation du Christ en réalisant l'Eucharistie «in persona Christi», rendant possible à toute l'Eglise l'exercice du sacerdoce spirituel, l'offrande du Christ réellement présent au milieu de son peuple qui s'offre en union avec Lui. . «Lorsque j'ai prononcé ces paroles : (7 juin 1916) . Cette double participation au Sacerdoce du Christ constitue la structure de l'Eglise de la Croix, de l'Eglise du Christ Prêtre et Victime. . «Je ne puis me séparer de cette attache sainte et céleste car c'est pour elle que je suis venu dans le monde : mon sacerdoce universel n'est autre chose que mon infinie charité pour sauver l'homme. Le Père n'a pas trouvé, dirais-Je, une manière plus adéquate pour le salut du monde que le sacerdoce, qui forme le corps de l'Eglise et dont le centre ou le coeur est la Trinité même ; et c'est pour cela que le Verbe s'est fait chair, tout particulièrement pour être prêtre et pour répandre son sacerdoce dans les âmes. (29 novembre 1928) |
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LE SACERDOCE MINISTERIEL, AXE DE L'EGLISE |
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Le Sacerdoce ministériel configure au Christ comme chef de l'Eglise.
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«Depuis toujours, Je vois mes prêtres d'un regard plein d'un amour qui les choisit et les enveloppe de toute éternité, englobant non seulement (14 novembre 1927) |
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LE PRETRE EST UN AUTRE CHRIST |
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Dans la crise actuelle où l'identité sacerdotale semble se perdre, le message de Conchita est d'une actualité palpitante
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«Quand J'ai pris la nature humaine, J'ai apporté l'amour à l'homme. Ayant le même sang, la fraternelle liaison unissant les deux natures, la (11 janvier 1928) . «Je ne finirais pas de dire tout ce que les prêtres sont pour moi : mes mains, mes ouvriers, mon Coeur même et le centre d'innombrables âmes. (20 novembre 1929) |
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L'EGLISE DOIT CONTINUER LA PASSION |
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«Je suis la Tête de l'Eglise, et tous ceux qui sont miens sont les membres de ce même Corps et doivent continuer en union avec Moi l'expiation et le sacrifice jusqu'à la fin des siècles. (24 juillet 1906) . «Je n'ai besoin de personne pour sauver le monde ; mais tous les chrétiens doivent souffrir en union avc Moi, coopérant à cette même Rédemption pour la gloire de Dieu et pour leur propre glorification» (16 mai 1907) |
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Une prière de la -Liturgie des Heures- exprime cette même spiritualité :
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«Dieu tout puissant et éternel qui voulus que ton Fils souffrît pour le salut de tous, fais qu'enflammés de ton amour, nous sachions nous offrir comme victimes vivantes» |
23:10 Publié dans Conception Cabrera de Armida "CONCHITA" Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
III - MARIE CO-REDEMPTRICE (CONCHITA)
III - VENERABLE
CABRERA DE ARMIDA
SURNOMMEE
LA GRANDE CONCHITA
(1862/1937)
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..MARIE CO-REDEMPTRICE |
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La passion de Jésus fut aussi la passion de Marie. Elle a été seule à comprendre ce cri de Jésus dans son abandon. La mesure de la douleur est celle de l'amour. La mesure de l'amour est celle de la grace, et Marie fut pleine de grace, d'amour et de douleur.
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«La mission personnelle de Marie dans le mystère du salut est inséparable de celui de sa divine maternité comme l'est aussi le rôle rédempteur du Christ de son incarnation»
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«Marie fut choisie pami toutes les femmes pour que dans son sein virginal fut réalisée l'incarnation du Verbe divin et dès cet instant, elle, la toute pure, la Vierge-mère, celle qui a tout accepté avec amour et dans la plus haute soumission à mon Père, elle n'a pas cessé de m'offrir à lui en victime qui venait du ciel pour sauver le monde, mais en sacrifiant son coeur de mère à la divine volonté de ce Père bien aimé.
(6 avril 1928) . «Pour ces derniers temps, destinés au règne de l'Esprit-Saint et au triomphe fnal de l'Eglise, était réservé le culte du martyre de la solitude de Marie, son épouse très aimée. Durant ce martyre, seule la puissance et la force de cet Espritde Dieu ont pu la maintenir en vie. Marie, en effet, a vécu pour ainsi dire, mirculeusement et uniquement pour mériter les graces requises pour sa maternité en faveur de l'humanité. Elle a vécu pour donner son témoignage sur moi en mon humanité, comme le Saint-Esprit témoignait de ma Divinité. Elle a vécu pour être en quelque sorte l'instrument visible de l'Esprit-Saint dans l'Eglise naissante, tandis que l'Esprit-Saint agissait sur le plan Divin et tout spirituel. Elle a vécu pour fournir sa première nourriture à cette unique et véritable Eglise, et pour mériter dans le ciel les titres de Consolatrice, Soutien, Refuge de ses enfants. |
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LES VERTUS ET LES SOUFFRANCES DE MARIE SONT RESTEES CACHEES |
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«De même que les vertus de Marie sont restées cachées à cause de son humilité, par exemple à l'occasion de la Purification, puisqu'elle-même ne les extériorise pas, ainsi ses souffrances demeurèrent voilées. Ni plainte ni récrimination : elle les acceptait toutes, les accueillant toutes sans en perdre une seule , les aimant, adorant en elles la volonté de Dieu qui était sa vie. Cette adhésion à ma volonté adorable qu'elle pratiqua après mon Ascension, fut particulièrement intime, au cours de sa vie de souffrances sans nom, durant le martyre de mon absence et parmi les crucifiements de sa solitude. Adhésion, simplification, unification très élevée et très étroite de nos volontés, de mes vouloirs dans ses martyrs, soumission et parfaite conformité à mes désirs et à mes desseins de l'immoler, telle fut alors la forme de la vie de Marie. Telle fut son adhésion sublime, très sainte et divine qui la maintenait absorbée dans ma volonté qui la conduisait par les voies d'humiliation, de souffrance, de déchirement du coeur dan l'amour même. On ne peut pas apprécier en Marie son titre de Reine des Martyrs, parceque l'homme demeure très loin de comprendre son amour.»
Marie est co-rédemptrice, Mère de la Rédemption parce qu'elle est la Mère de Jésus, Mère de «Yahveh qui sauve»
La solitude de Marie est l'association la plus parfaite à l'acte rédempteur du Christ. Le drame de notre salut se décida au moment même où Jésus fut abandonné mystérieusement par son Père, et que lui-même s'abandonna, en réponse, avec confiance et amour, entre ses mains. C'est le «oui» de l'homme dans la suprème angoisse.
«Tu avais longuement considéré la première solitude de Marie, c'est-à-dire l'extérieure, mais tu n'avais pas pensé à l'intérieure, la plus cruelle et amèr, celle qui déchire et dans laquelle l'Esprit éprouve une agonie à cause de l'abandon (22 juin 1918)
Marie est vraiment la Mère des hommes, sa maternité spirituelle est une maternité engagée. Elle, l'Immaculée, souffre pour le péché de ses enfants
«Le Coeur de Marie acheta ces graces dans le martyre d'une solitude désemparée, non pas du fait des hommes (elle avait saint Jean et les Apôtres et beaucoup d'âmes qui l'aimaient avec ferveur), non pas du fait de mon absence matérielle (elle se consolait avec l'eucharistie à cause de sa foi si vivante et parfaite), mais par l'abandon spirituel, l'abandon divin de la Trinité qui se cachait à elle.....
(23 juin 1918) |
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ILS NOUS PARLENT DE MARIE COREDEMPTRICE |
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«Marie est l'aide, la coopératrice de la Rédemption» (Super Missus, q., 29, §3) |
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«Comme Adam et Eve ont de concert vendu le monde pour une pomme, ainsi c'est d'un seul et même coeur que mon Fils et moi nous l'avons racheté»
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«Aussi, tandis que le Fils était suspendu mourant à la croix, la Mère s’offrait aux bourreaux afin de donner sa vie pour nous» Liber de institutione Virginis, cap. VII, n°49 : cité dans les Gloires de Marie |
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«Un homme et une femme ayant coopéré à notre ruine, il convenait qu'un homme et une femme coopérassent à notre réparation» (Sermo de duodecim proerogativis B.V.M., n°1) |
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«Dieu a bien pu créer le monde de rien, mais le monde s'étant, par le péché, précipité dans la ruinee, Dieu n'a pas voulu l'en tirer sans le concours de Marie» (Oratio 52) |
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«Il est vrai que Jésus voulut être seul à mourir pour le salut des hommes :
(Commentaire de Is 53,3 dans les Gloires de Marie) |
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«Marie, qui a mérité le titre de Corédemptrice et celui de Médiatrice universelle, est le modèle des âmes réparatrices par ses souffrances au pied de la croix. Par elles, elle nous a mérité de congruo, ou d'un mérite de convenance, fondé sur la charité, tout ce que le Verbe fait chair nous a mérité en stricte justice. S. S. Pie X (Encycl. Ad diem illum, 2 févr. 1904) a approuvé cet enseignement commun des théologiens. Et Benoît XV a ratifié le titre de corédemptrice en disant que «Marie, en union avec le Christ, a racheté le genre humain, ut dici merito queat ipsam cum Christo humanum genus redemisse» (Lettre du 22 mars 1918, Acta Apost. Sed. X, 182). C'est ainsi que Marie est devenue la Mère spirituelle de tous les hommes». |
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«Pendant tout le temps que dura le supplice [de la flagellation] du Sauveur, je vis la sainte Vierge plongée dans l'extase. Elle voyait et ressentait en esprit, avec un amour et une douleur indicibles, tout ce qu'endurait son fils. Souvent des cris plaintifs s'échappaient de sa bouche ; ses yeux étaient rouges de larmes. Elle était voilée et étendue dans les bras de. sa sœur aînée, Marie d'Héli, qui était déjà âgée, et ressemblait beaucoup à Anne leur mère. Marie de Cléophas, fille de Marie d'Héli, était aussi là. Les saintes amies de Marie et de Jésus étaient toutes enveloppées de leurs voiles, serrées autour de la sainte Vierge, tremblant de douleur et d'angoisse: on eût dit qu'elles attendaient leur propre condamnation. Marie portait une longue robe bleu d'azur, et par dessus un ample manteau de laine blanche; son voile était d'un jaune pâle. Madeleine était bouleversée et hors d'elle-même ; ses long cheveux flottaient épars sous son voile» (VNSJC3 p272-273) (VNSJC3 p380-381) |
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«La Vierge Marie m'a fait comprendre ce que, jusqu'ici je n'avais pas compris en profondeur. C'est que, pendant la Passion, le Saint Esprit s'est comme incarné en Marie. Par Lui, le Père et Marie se rejoignaient intimement et ne faisaient qu'Un. LA PASSION DE MADAME R. Plon 1993, p. 207-208 |
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«Aucun homme ne peut comprendre les souffrances de la Mère de Dieu pendant le chemin de la Croix. Ceci est un mystère, un secret de tous les temps» |
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IV - UNION ET INCARNATION MYSTIQUE (CONCHITA)
IV - VENERABLE
CABRERA DE ARMIDA
SURNOMMEE
LA GRANDE CONCHITA
(1862/1937)
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L'incarnation mystique dont l'acte principal et l'attitude fondamentale consisteront dans l'oblation continuelle du Verbe incarné à son Père, et dans l'offrande totale de notre propre vie par Lui, avec Lui et en Lui, pour la gloire du Père et le salut du monde. C'est là une présentation nouvelle de l'évangile de la Croix.
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«Dieu a créé l'homme, heureux de le former – à son image- pour l'attirer vers le ciel». (23 juillet 1906)
(23 avril 1913) «Dieu a créé l'homme uniquement pour la joie mais le péché a renversé ce plan, car un être souillé ne peut être appelé à un bonheur immortel. Une purification est nécessaire : c'est précisément le rôle de la douleur de blanchir les âmes. La souffrance unie à l'expiation divine du Verbe incarné, nous a ouvert le ciel, permettant de nouveau à l'homme de pouvoir posséder un éternel bonheur» (18 avril 1913)
(15 avril 1913) . «Je suis homme. Si je n'avais pas existé, l'homme n'aurait jamais existé. Dieu aime l'âme comme reflet de la Trinitéet il aime le corps comme un reflet de Moi-même, homme parfait, type et modèle de tout homme» (27 juillet 1906) . «La pénitence est une grande vertu et l'esprit de pénitence est un don gratuit que Dieu accorde à qui Il lui plait....La pénitence désarme la justice de Dieu et la transforme en grace. elle purifie les âmes, éteint le feu du purgatoire et reçoit dans le ciel une récompense très élevée. La pénitence rachète les fautes personnelles et celles des autres. La pénitence est soeur de la mortification ; les deux cheminent ensemble la main dans la main. La pénitence aide l'âme à s'élever au-dessus de la terre. La pénitence coopère à la Rédemption du monde. La pénitence humilie l'homme, elle le pénètre du sentiment intime de sa bassesse et de sa misère. La pénitence apporte à une âme la lumière. Elle consume et fait disparaître en elle tout ce qui est purement matériel. Elle la soulève plus haut que la terre, lui faisant goûter les délices jusque là inconnues et pures. Mais cette pénitence doit être fille de l'obéissance et exister dans l'âme, cachée à tous les regards humains» (24 septembre 1895) . Tous les maitres en spiritualité rappellent la nécessité d'un combat spirituel contre soi-même et contre les tendances qui demeurent en chacun de nous, même après une sincère conversion. Il faut lutter jusqu'à la mort. . «je dois travailler à déraciner ce -moi- tenace qui se redresse à chaque instant, voulant tout dominer. Avec le secours de la grâce je le sens déjà faible et prêt à se rendre, mais je voudrais le tuer et l'enterrer plus profondément. Bienheureux les pauvres en esprit ! Cette pauvreté possède le ciel dès cette terre puisqu'elle possède Dieu Lui-même-» (septembre 1897) |
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DANS L'HOMME PÊCHEUR, LA PURIFICATION DE TOUT L'ÊTRE HUMAIN PREPARE L'UNION DIVINE |
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Les Pères du désert formaient leurs néophytes à la pureté totale pour les acheminer vers la contemplation divine. Alors «la pureté spirituelle parfaite» prend tout son sens.
«Elle ne consiste pas seulement dans l'absence de souillure dans le corps et dans l'âme, mais dans une séparation absolue de toute affection et de tout acte moins pur. C'est là, le degré le plus sublime de cette vertu divine qui nous rapproche le plus de la pureté des anges, c'est-à-dire de la ressemblance de Dieu. En Dieu, la pureté est naturelle. Dieu est comme un cristal sans tache et, je le comprends sans pouvoir l'expliquer, rien de moins que cette transparence divine n'est capable de reflêter l'image de la Très Sainte Trinité». |
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«L'amour est l'âme de toute vie de prière et de toute bonne oeuvre. Si elles ne sont pas accompagnées par l'amour, toutes les oeuvres de l'homme sont mortes. L'amour est le feu qui enflamme tout. Quand une âme possède ce saint Amour, il avive en elle la foi et l'espérance, il la pousse à la pratique de toutes les vertus morales.
L'âme qui m'aime court à travers les chemns de la perfection sans se préoccuper des épines qu'elle foule aux pieds. Elle parvient ensuite à voler sans sans que l'en empêchent les mille obstacles qui s'y interposent. Elle les dépasse par l'ardeur intérieure d'une foi vive et d'une sainte espérance. Les vertus théologales ont leur siège et leur développement dans l'amour. La charité leur communique la vie et les emporte jusqu'au ciel. Le monde n'a pas idée de la grandeur de ces trois vertus théologales qui se fondent sur l'amour divin. (11 septembre 1900) |
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VOLONTE DIVINE ET ABANDON TOTAL |
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Le tableau des vertus et des vices contient non seulement des vertus spécifiquement distinctes ; elle y introduit des vertus synthétiques, qui sont comme l'harmonie de plusieurs vertus. Ainsi, elle fait entrer dans son énumération la volonté de Dieu et l'abandon total.
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LA VOLONTE DE DIEU |
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«La volonté de Dieu est un bouquet qui renferme toutes les vertus pratiques d'une manière ordinaire ou à l'état parfait. Elle les divinise et les fait resplendir avec l'éclat en la présence de Dieu. Elle donne à chacune une valeur nouvelle dans la balance divine et, dans l'âme purifiée, elle les revêt d'une couleur spéciale où l'Esprit-Saint se complaît. Cette soumission totale et parfaite à la très sainte volonté de son Dieu et Seigneur est la plus grande de toutes les vertus qu'une âme puisse posséder. Cette vertu sublime implique la pratique intégrale de toutes les autres vertus......C'est un point culminant.» |
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Le Seigneur ajoute :
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«Je nai pas eu d'autre nourriture.....depuis le premier instant de mon incarnation, que cette volonté divine.......C'est par elle que Je suis venu en ce monde, par elle que J'ai été élevé sur la terre pour y achever ma vie dans le plus cruel des martyres, c'est elle qui adoucissait mon agonie. Elle fut mon unique soulagement lors de mon passage sur la terre. J'aurais subi mille fois la mort pour l'accomplir. L'Amour divin et agissant qui brûlait dans mon Coeur, avait pour motif principal de réaliser la volonté divine en faveur de l'homme. La Rédemption ne fut pas autre chose que l'accomplissement fidèle de cete volonté divine. Son écho se répercutait continuellement au fond de mon Coeur très aimant, le faisant vibrer pour le salut des âmes et la glorification de mon Père. Il y a un degré encore plus élevé dans cette volonté divine : c'est l'Abandon total à l'intérieur de cette même Volonté de Dieu. Cet abandon conduit au sommet le plus élevé de la perfection : c'est le degré suprème de toute vertu» . (6 juin 1900
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L'AMOUR EST TOUT |
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L'INCARNATION MYSTIQUE EST UNE GRACE DE TRANSFORMATION DANS LE CRUCIFIE |
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«L'incarnation mystique, est une grâce de transformation en vue d'une assimilation de la créature avec son modèle Jésus, que Je suis. C'est une grace transformante d'union qui ne répugne en rien à mes miséricordes infines. Le Verbe incarné prend possession intime du coeur de la créature. Il prend vie en elle pour réaliser cette union transformante. Cependant c'est Lui toujours qui communique la vie, cette vie de grace assimilatrice, surtout par la voie de l'immolation. (11 décembre 1913)
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L'OFFRANDE D'AMOUR |
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L'acte principal de l'Incarnation mystique est une offrande qui réalise, non pas en deux actes mais dans un même élan indivisible, l'offrande du Christ à son Père et, en union avec Lui, par Lui et en Lui, l'offrande totale de notre prfopre vie pour le salut du monde et la plus grande gloire de la Trinité ; le mouvement principal consiste dans l'oblation du Verbe à son Père, accompagné de l'offrande personnelle et inséparable de nous-mêmes, celle-ci sans réserve, continuellement renouvelée, portant sur tout notre être, au cours de toutes les étapes de notre vie spirituelle, en union avec le Christ.
«Le Verbe ne s'est incarné et ne s'incarne encore dans les âmes que pour être crucifié. C'est la fin de toutes les incarnations mystiqes... Ton Verbe vient de s'incarner mystiquement dans ton coeur.... Pour y être (22 octobre 1907)
«L'incarnation mystique -déclarait le Seigneur- a pour fin l'offrande de moi-même dans ton coeur, comme victime expiatoire arrêtant à chaque instant la justice dvivine et obtenant les graces du ciel.» (2 février 1911). |
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«CECI EST MON CORPS»
«J'ai renouvelé mon offrande à la volonté de Dieu et je lui ai dit -Seigneur, j'accepte cette grace de l'incarnation mystique avec toutes ses conséquences de joies et de peines, puisque Tu le veux ainsi et non parce que j'en suis digne.-
«La fin principale de cette grace est une transformation qui unisse tes vouloirs aux miens, ta volonté à la mienne, ton immolation à la mienne. Toute pure et toute sacrifiée dans ton corps et dans ton âme, tu dois t'offrir et M'offrir au Père céleste à chaque instant, à chaque respiration, en faveur d'abord de mes prêtres et de mon Eglise, puis des Oeuvres de la Croix, du monde entier, des bons et des méchants. Tu dois te transformer en charité, c'est à dire en Moi, qui suis tout Amour, tuant le «vieil homme», ne faisant avec Moi qu'un seul coeur, et une seule volonté»
. «Rends-toi digne, autant que possible, d'offrir ton corps, ton sang, ton âme et tout ce que tu es, comme je te l'ai dit, en union avec cette immolation cotinuelle en faveur du monde. Reproduis ma vie en toi avec la marque du sacrifice, devenant un holoauste vivant à sa gloire. Seule, tu ne vaux rien, mais en union avec Moi tu accompliras ta mission sur terre en sauvant les âmes dans un holocauste secret connu de Dieu seul. La fin de l'incarnation mystique c'est la fusion de ma vie en toi, selon tout son déroulement sur la terre. Laisse-toi faire, t'ai-Je dit un jour, et aujourd'hui Je te répète : laisse-Moi venir à toi, et t'identifier avec Moi et te transformer par le moyen de ma vie divine dans ton coeur. Laisse-moi te posséder, te simplifier en Dieu, dans notre indivisible unité par l'Esprit-Saint. (30 juin 1914) . «Je veux que tu soies mon hostie et que tu aies l'intention, renouvelée le plus souvent possible de jour et de nuit, de t'offrir avec Moi sur toutes les patènes de la terre. Je veux que transformé en Moi par la souffrance, par l'amour et par la pratique de toutes les vertus, monte vers le ciel ce cri de ton âme en union avec Moi : (6 juin 1916) . |
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«Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour annoncer les louanges de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui jadis n'étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu» (I P 2,9-10). |
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Saint Paul, à son tour, exorte ainsi les disciples du Christ :
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"à offrir leur personne en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu" (Rm 12,1). Mieux encore : "Cherchez à imiter Dieu comme des enfants bien aimés et suivez la voie de l'amour, vous offrant à Dieu en sacrifice d'agréable odeur.» (Eph 5, 1-2) |
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La doctrine du «sacerdoce royal» de tout le Peuple de Dieu, fut l'un des points sommet de Vatican II. On est frappé de l'identité de certaines expressions conciliaires avec les textes mêmes de Conchita. La concordance même verbale est frappante :
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«C'est l'assemblée eucharistique qui est le centre de la communauté chrétienne présidée par le prêtre. Que les prêtres apprennent donc aux chrétiens à offrir la divine Victime à Dieu le Père dans le sacrifice de la Messe et à faire avec elle l'offrande de leur propre vie.» (Presbyterorum Ordinis N° 5) |
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On sent que nous sommes ici au coeur du christianisme et qu'un même Esprit anime la foi de tous.
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