29.09.2008

III-LA DAME DE TOUS LES PEUPLES

28.09.2008

II-LA DAME DE TOUS LES PEUPLES

16e Message (7 mai 1949)


Il me faut lever deux doigts ; je vois alors un évêque revêtu de ses ornements sacerdotaux. Je vois ensuite un brancard de pierre sur lequel gît un haut prélat, lui aussi en pierre. Au bout du brancard, il y a une épée et une couronne et, entre la tête de l’évêque et ces deux objets, un chapeau de cardinal. L’épée est un peu en biais par rapport au chapeau ; étant donné que le brancard est incliné, elle pointe vers le bas.

L’obscurité des temps

Je me trouve alors placée devant une grande porte ; elle s’ouvre et il me faut entrer. Quelqu’un se tient à l’entrée, debout dans un long vêtement. L’idée de faire un pas en avant pour franchir le seuil me soulève le cœur. Je m’aperçois subitement que c’est la Dame. Elle dit :
« Fais-le, ce pas. »
Nous arrivons alors dans un grand espace circulaire. C’est un espace qui ouvre sur un abîme et une obscurité sans fin. La Dame dit :
« C’est une tache obscure. Il faut t’y enfoncer. C’est l’abîme et l’obscurité des temps. »

Les plus petits d’entre les miens


Soudain, je vois la Dame assise ; elle porte des vêtements de deuil et un crêpe blanc sur la tête. Son visage est marqué par la vieillesse ; elle est toute courbée. Elle dit :
« Nous sommes ici dans l’obscurité : c’est la corruption dans l’humanité. »
Puis je vois une croix. Le Christ en croix glisse par terre de sorte qu’il n’y a plus rien sur la croix. La Dame dit avec beaucoup de tristesse :
« Le martyre recommence. »
Je vois de profondes rides et de grosses larmes sur le visage de la Dame.
Puis je la suis toujours plus loin dans l’obscurité. Nous continuons à avancer et je ne vois rien que du noir. Je lui demande : « Eh ! Qu’est-ce que c’est ? » Nous arrivons dans une grotte. La Dame m’en fait pour ainsi dire toucher la paroi. C’est de la roche. Tout à coup, il y a là un peu de paille sur laquelle on pose un enfant. Plein de gens se regroupent dans ce lieu, des gens très simples. La Dame dit :
« Des gens simples. Les plus petits d’entre les miens. On n’a plus de place pour eux, des foules entières. »
La Dame ne cesse de répéter :
« Les plus petits d’entre les miens. »

Voilà que sous mes yeux, la grotte se transforme en église. Juste après, je vois une rangée d’églises qui s’étend à perte de vue et, de nouveau, cette même église. Comme dans la grotte, il y a de la paille sur laquelle on pose un enfant. Cette fois aussi, ce n’est pas un enfant comme les autres, mais un enfant qui a un rayonnement céleste, un enfant tout spiritualisé.
La Dame me fait alors passer par toutes ces églises. Elle me montre, d’un geste, tous les bancs vides, et dit :
« Vois-tu l’erreur ? Du vide. »
Apparaissent alors sur les bancs plein de petites plaques blanches semblables à celles sur lesquelles on inscrit le nom des gens. La Dame répète :
« Vois-tu l’erreur ? »
Elle promène ensuite la main sur toutes ces rangées de bancs ; je vois alors qu’il n’y a plus rien sur les bancs, que toutes les plaques nominatives ont été enlevées.
« Les plus petits d’entre les miens »,
reprend la voix. J’ai alors l’impression que la Dame souhaite que des gens viennent remplir les bancs.
Puis je vois un évêque. La Dame dit :
« Dis-le ! Dis-le ! »
Et d’un geste, elle montre les églises. Elle dit ensuite :
« Le monde doit se détacher de tout, et surtout l’Église. »

Combat
Je vois ensuite la basilique Saint-Pierre. Je vois le pape assis, la tête penchée, entouré de sa garde. Tout ceci est placé également dans la grotte. La Dame écrit alors un grand P traversé par un X. Elle dépose cela aux pieds du pape, et devant les lettres, elle place la croix dont la poutre la plus longue est à l’envers, le bas est en haut. La Dame dit :
« Où sont vos soldats ? »
Le pape est assis, les doigts levés ; au-dessus de sa tête est écrit : « Combat ». Je vois de plus en plus de combats. Tout d’un coup, derrière le pape, je vois des soldats portant de grands bonnets. Ils lèvent deux doigts.

Duel et corruption
La Dame dit :
« Un grand duel va alors survenir dans le monde. »
Et je vois deux puissances qui s’opposent.
Soudain, je vois un champ de blé dont les épis ondulent, vont et viennent lentement. J’entends alors la Dame dire à deux reprises :
« Corruption. »
Elle ajoute :
« Tout ce que fera la Russie, ce ne sera qu’apparence
. On va assister à une entière révolution. »
Je vois alors la terre ; on dirait qu’elle fait une demi-révolution autour de son axe. La Dame ajoute :
« La nature change elle aussi. »


J’entends :
« Le Christ n’est plus. »
Je cherche partout autour de moi et j’entends :
« Réalisme, un esprit de réalisme. »
Et je vois pour ainsi dire cet esprit.

L’esprit qu’ils n’ont pas compris
Il m’est alors donné de voir une très belle image. Nous retournons dans la grotte et je vois qu’on y dépose pour ainsi dire tous les fruits et toutes les richesses de la terre. La Dame n’a plus le même visage : elle paraît toute réjouie ; elle me dit :
« On va partager. »

Mais elle prend soudain un air grave et dit :
« Tel a été l’esprit qu’ils n’ont pas compris. »
Entre-temps, tout se passe comme si elle faisait la distribution.
À présent, la Dame me montre la croix nue ; elle la dépose à plat sur le sol de la grotte.


Forces naturelles
Je me trouve subitement au-dessus de la terre. Le globe terrestre est en dessous de nous. Je vois alors quelque chose de très curieux, qu’on n’a encore jamais vu. Il y a, au milieu, une surface toute bleue d’une profondeur sans fin. Tout autour se forment des anneaux, des cercles aux couleurs splendides qui se fondent les uns dans les autres. Des couleurs qu’on n’a encore jamais vues. Tandis que je plane ainsi dans l’espace, je me trouve subitement attirée vers le bas comme par un aimant. La Dame dit :
« Ce sont des forces naturelles, tu en entendras parler. »
On dirait que c’est pour plus tard.
Nous progressons et arrivons au-dessus de ces anneaux ou de ces cercles, dans une lumière infinie, une lumière très étrange et curieuse. Nous parvenons ensuite au-dessus d’un autre cercle qui, pour moi, est très lourd. Je perds toute sensation tant dans les mains que dans tout le corps. J’ai l’impression de flotter, de monter et de descendre. Je suis prise ensuite par une sorte de douleur, une douleur affreuse. En quoi est-elle liée au reste ? je l’ignore.
L’image disparaît et je vois à présent la Dame qui me montre quelque chose. Elle dit :
« C’est le cercle lumineux. »

L’Église enclavée
Et maintenant, revoilà tout d’un coup la basilique Saint-Pierre et, à côté, l’église d’Angleterre puis celle d’Arménie et celle de Russie. Une fois encore, c’est ce qu’il m’est donné de comprendre. Une corde vient délimiter tout ça. Je vois alors le pape, assis sur le devant, qui tient les deux bouts de la corde. Derrière, derrière le pape et les églises, j’entends très vaguement la parole :
« Athées. »
Ceux-ci forment un demi-cercle autour de tout cela. Un autre arc apparaît alors. L’Église est pour ainsi dire enclavée. J’entends la Dame qui dit avec beaucoup de tristesse et en appuyant sur les mots :
« On n’y arrivera pas ainsi. »
Après cela, je vois un âne avec des gens en fuite. Il est monté par une femme avec un enfant. Tous deux sont des êtres lumineux. C’est une scène orientale.

Un monde divisé

Je vois ensuite, devant moi, l’Europe et, à côté, l’Amérique. Je me vois comme en train de prendre une poignée de quelque chose dans le centre de l’Amérique du Nord et de le répandre sur l’Europe. J’ignore ce que c’est. Je vois ensuite dans le lointain plein de peuples d’Orient.
« Eux, il va les réveiller »,

dit la Dame. Cette scène, je la vois de très loin.
Apparaît alors une tête de mort et j’entends la Dame qui dit :
« Une grande calamité va survenir. Ils seront abasourdis de l’apprendre. Les mers de l’Est débordent ; ça ne se voit pas. »
Il me faut à présent tracer une ligne allant du Nord à l’Ouest, une ligne inclinée vers le bas. Je ne sais pas ce que cela signifie. La Dame dit ensuite:
« Ils recherchent la paix, mais on ne saurait la trouver. »
Et sur ces mots, la Dame disparaît.
____________________________________________________________________________________________________________________

17e Message
(1er octobre 1949)

Le Christ persécuté
Je vois la Dame. Elle dit:
« Mon enfant, je vais t’aider. Aie confiance, même dans les moments difficiles. »
Elle pose une croix dans ma main ; elle est si lourde ! La Dame dit :
« Mon enfant, la croix, tu vas la porter de place en place. »
Je vois à présent écrit devant moi : « 1950 » puis « 1951-1953 ».
Je vois ensuite la basilique Saint-Pierre devant moi. Il tombe des gouttes sur elle : des larmes ou de la pluie. La Dame dit alors :
« Préviens-les que ce n’est pas bien comme ça ! On persécute de nouveau mon Fils. Prends la croix et plante-la donc au milieu. C’est alors seulement que viendra la paix. »

Combat dans les Balkans. L’Angleterre


Soudain, je vois les Balkans. Il y a une bataille ; une nouvelle fois, ils se combattent. La Dame dit:
« Mon enfant, un combat acharné va s’engager. Nous ne sommes pas encore au bout de ce combat. Des calamités de nature économique vont se produire. L’Empire d’Angleterre chancelle. »
Je vois maintenant la couronne d’Angleterre ; une corde y est attachée. On tire de tous côtés sur la couronne pour la maintenir en équilibre au-dessus de ce pays. Je vois ensuite le pape et un patriarche.

La Russie


La Dame dit ensuite:
« Viens avec moi en Russie. »
Je vois à présent la Russie. La Dame m’emmène dans des immeubles de verre, également dans des sous-sols où travaillent toutes sortes de gens. On dirait des Allemands, des Français et des Polonais mais d’autres aussi. Je les entends parler en différentes langues. Il me semble que c’est au fond de la Russie, quelque part dans une vaste étendue inhabitée du nord. La Dame dit :
« Des substances chimiques, voilà ce qu’ils sont en train de produire. Amérique, tu es prévenue ! Interviens donc ! Interviens donc !
Ce ne sont pas seulement des vies humaines qui sont en jeu, mais de plus hautes puissances. Ramenez donc la foi dans le monde. Mais les croyants… »

Et la Dame secoue la tête de droite à gauche :
« Conformez-vous donc à elle : la Charité. L’Amour, n’est-ce pas le premier commandement ? La Justice vient juste après. »

Les Pays du Danube
À présent, j’ai pour ainsi dire l’impression de descendre le Danube avec la Dame. Elle porte mon attention sur ce qui nous entoure et dit :
« Il faut œuvrer ici, il faut œuvrer là. »
Elle fait un geste du bras de gauche à droite.
« Il doit retourner à Dieu. Le peuple est mûr pour cela. Les dirigeants ne le veulent cependant pas. »
Et soudain, la Dame a disparu.

18e Message (19 novembre 1949)

L’Italie et l’Allemagne

Revoilà la Dame. Elle me montre l’Italie et dit :
« Là, il faut qu’on œuvre en haut lieu. Les paroles seules ne donnent aucun résultat. Des actes ! »
C’est alors comme si la basilique Saint-Pierre vacillait. La Dame dit :
« En Italie, il faut œuvrer davantage contre le communisme. Mettez donc en garde contre l’Allemagne et l’Italie. On peut encore retourner la situation. Je le dis ici afin que tu le transmettes, afin qu’ils œuvrent contre la corruption de l’Allemagne. Les personnes sont bonnes mais les circonstances les induisent en erreur. Nous devons y ramener la croix et la planter au milieu. Il leur faut commencer par réveiller la foi et la ramener au sein de la jeunesse. Si on n’œuvre pas fortement en Italie, elle périra. Il faut réveiller les plus petits d’entre les miens. »

Prier
Puis la Dame paraît rassembler, en un certain point, une grande foule de gens. En regardant, je vois la Dame pousser des gens vers un autel sur lequel se dresse une grande croix. Elle dit alors :
« C’est l’œuvre des grands de la terre, mais… »
La Dame fait alors aller et venir son doigt et elle fait continuellement non de la tête.
« C’est pourquoi il faut qu’ils coopèrent tous. Transmets cela ! »,
dit la Dame.
« Ils doivent prier davantage. Priez à cause de la corruption. Le monde entier va se détruire s’ils ne le font pas. C’est pourquoi je t’ai fait voir cela. »
Et soudain, la Dame a disparu.
____________________________________________________________________________________________________________________
19e Message (3 décembre 1949)

L’Allemagne. Le paganisme moderne
Je vois la Dame debout. Elle dit :
« Mon enfant, je t’apporte de nouveau un message pour l’Allemagne. Il faut la sauver. »
La Dame m’entraîne alors au-dessus de l’Allemagne. En voyant l’Allemagne, je ressens la situation qui règne là : une terrible régression du pays, du peuple, de la jeunesse et une grande apostasie. La Dame dit :
« Que les évêques agissent ! Qu’ils commandent à leurs prêtres d’agir, surtout parmi la jeunesse, contre l’humanisme, le paganisme moderne. »
Je vois un grand nombre de croix dressées devant moi. La Dame me montre qu’on place ces croix en différents endroits. Je vois alors, à Berlin, une grande place où se trouve le Reichstag. On dirait que la Dame y plante une grande croix. Elle me dit :
« C’est là qu’il faut amener les gens. Il faut tenir la jeunesse à l’écart du paganisme moderne. Qu’ils s’y donnent à fond ! »

Rome
Puis, je vois une fois encore Rome. La Dame fait passer son doigt au-dessus de Rome en signe d’avertissement et dit :
« Ah ! Ah ! Pourquoi donc ne pas commencer par là ? Il faut tout transformer. »
C’est comme si, de ses mains, elle entourait le Vatican et se mettait à creuser le sol par en dessous et à tout chambouler.

Les Pays-Bas
Je vois ensuite les Pays-Bas. La Dame dit :
« Les Pays-Bas aussi arrivent sur une pente glissante. »
Je vois la jeunesse des Pays-Bas, des jeunes et des enfants au bord d’une pente. La Dame dit :
« Ils sont près d’une pente ! »

Le gouffre
Puis, j’ai l’impression que la Dame m’emmène quelque part. Je vois deux très hautes montagnes. Entre les deux, il y a un gouffre, un précipice noir, très profond. Soudain, je me retrouve autant dire transportée sur l’une des montagnes. La Dame dit :
« Regarde. »
Et je vois un gouffre au milieu du monde. Tout d’un coup, on dirait que la Dame rapproche les deux montagnes l’une de l’autre. Elle dit :
« Il faut refermer le gouffre. »

Changer les lois
Je vois ensuite la basilique Saint-Pierre. La Dame dit :
« Mon enfant, tu vois le pape dans ses ornements pontificaux, les deux doigts levés. Écoute bien ! La doctrine est juste, mais le pape est en droit de changer les lois. Qu’il persévère ! »
Je continue à voir le pape assis, les deux doigts levés. Je le vois ensuite dans une grande salle de réunion. La Dame me dit :
« Mon enfant, les lois peuvent être changées. On peut, on doit les changer. Il faut que les classes sociales se rapprochent. Qu’ils persévèrent à Rome et donnent l’exemple au monde entier ! Pense à ça et dis-le – et je te le répète – : en effet, l’amour est le premier commandement, viennent ensuite la vérité et la justice qui lui sont liées comme par un arc. »

La doctrine du Christ
La Dame reprend :
« Mon enfant, regarde. »
Je vois alors un « 50 » entre la Dame et le pape. La Dame dit :
« Il va falloir travailler dur en cette année qui vient et… pas seulement en paroles. La doctrine du Christ est juste. Pourquoi ne l’observe-t-on pas de façon juste et en détail ? »
Je vois à présent, tout autour de moi, de petits points et, au milieu, un grand point rouge. De la main, la Dame appuie fortement sur le rouge et dit :
« C’est ça le plus important. On ne l’observe pas bien. Un retournement complet est nécessaire. S’ils ne donnent pas suite aux avertissements, ils périront et en arriveront là. »
Je vois alors de nouveau les montagnes et le gouffre.
Puis, une fois encore, je vois le pape. La Dame dit :
« Il lui suffit de donner les ordres et cela se fera. »
Je vois ensuite l’Italie et de hauts prélats étrangers ; je vois le pape assis avec des cardinaux et des évêques autour de lui ; ils sont dans une salle de réunion au Vatican. La Dame me dit qu’il promulgue un décret. Je vois alors un pont jeté entre les classes supérieures et les classes inférieures. La Dame dit :
« C’est vers ça qu’il faut aller. Pense à l’amour et à la justice. Que tous ceux qui croient, coopèrent à faire le bien. »

Cela se vérifiera avec les années

Je demande alors : « Mais êtes-vous bien la Dame ? » 23 . Elle me regarde avec un sourire et dit :
« Ton directeur spirituel doit te croire. Il a suffisamment de preuves. Dis-lui ceci : il a de bonnes intentions et il porte en lui l’amour, y compris pour son travail. Pour le reste… »
La Dame fait alors un gentil mouvement de la tête et des mains, à la manière d’une bonne maman et elle ajoute :
« Pour le reste, qu’il ne se fasse pas de souci. Sa vie, telle quelle, est menée. La preuve a été donnée pour vous. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant. Cela se vérifiera avec les années. Dis-le lui. »
J’ai très peur en entendant ces derniers mots et je me dis : avec les années ? Mais combien de temps cela va-t-il durer ?
Puis la Dame disparaît.
-----------
23 C’est sur la demande de son directeur spirituel, le Père Frehe, que la voyante pose la question de savoir si c’est bien Marie et qu’elle demande le sens qu’il convient de donner à « la Dame »
____________________________________________________________________________________________________________________
20e Message (16 décembre 1949)

Pauvre Allemagne
J’entends la Dame qui dit, tout en lançant un regard très sévère et en faisant aller et venir son doigt en signe d’avertissement :
« Pauvre, pauvre Allemagne. Prends donc les croix et plante-les au milieu ! Réveille donc les hommes d’Église ! Commence par en bas. Il faut ramener le petit peuple à Lui. Sache que ça fonctionne ainsi ! »
Et la Dame ferme le poing et me le montre. Elle le fait avec force ; elle brandit même le bras et le poing vers moi !

De lourds nuages au-dessus de la basilique Saint-Pierre
Je vois ensuite la basilique Saint-Pierre. La Dame tient la main au-dessus et dit :
« Il faut à tout prix la protéger. L’autre esprit s’infiltre incroyablement. »
J’ai alors, sous les yeux, plein de nuages, des blancs et des rouges, qui passent pêle-mêle. On dirait qu’ils se frôlent et se traversent à toute vitesse. Je vois en dessous les silhouettes de toutes sortes de coupoles et de clochers qui s’entremêlent et se frôlent. La Dame porte mon attention sur cette image ; puis, on dirait que, des mains, elle écarte les nuages. Je vois alors une surface bleue très profonde et, au milieu de cette surface bleue, une lumière crue, comme une étoile toute brillante qui scintille sous mes yeux. De son index, la Dame tapote sur cette lumière, très délicatement, et pourtant avec une telle force que j’entends, pour ainsi dire, les coups comme si elle frappait avec un marteau. Elle dit alors :
« C’est là qu’il leur faut aller. »
Je vois alors en dessous de lourds nuages très noirs, et la coupole de la basilique Saint-Pierre. J’entends la voix qui dit :
« Un combat va s’engager. C’est violent, ça va s’embraser. Nous sommes encore loin d’être au bout. »

Œuvrer par des actes
Je vois ensuite le pape assis devant moi. La Dame a l’air grave ; elle tourne la tête de côté et dit :
« Stimuler les sujets ! Pas seulement les stimuler, mais ils doivent œuvrer dans le vrai esprit chrétien. Vous pensez que tout cela est bien, mais c’est par des actes qu’il convient d’œuvrer. Je suis suffisamment claire. Insister davantage sur les droits sociaux, l’équité et la charité. Cependant… agir, non en paroles, mais en actes ! Ce sont les actes qui pourront les conduire à la lumière que je vous ai montrée. »

Puis, je vois l’Europe. La Dame dit :
« Europe, sois avertie ! Unissez-vous dans le bien. Il ne s’agit pas d’une simple lutte économique, c’est l’esprit que l’on cherche à corrompre. Lutte politico-chrétienne. Il faut que ça vienne d’en haut ; ils doivent donner des exemples. Mais malheureusement, le clergé aussi, ils doivent descendre au niveau des plus petits d’entre les miens. »

Charité, Équité

Au-dessus du pape et de la basilique Saint-Pierre, je vois alors les mots : « Charité, Équité ». C’est écrit en grosses lettres. La Dame dit :
« C’est là, la grande erreur de ces temps. Si on ne les met pas en pratique, ça ne va cesser d’empirer et le monde va s’enfoncer, s’enfoncer. Chacun doit veiller personnellement à mettre cela en pratique. »
C’est alors comme si la Dame me mettait une croix dans la main et, tout en se désignant elle-même de la main, elle dit :
« Pas moi, mais la Croix ! »

Période de combats et de calamités
Elle me fait ensuite lire un tableau sur lequel est écrit : « 50 - 51 - 53 » et elle dit :
« Cette période verra un combat et des catastrophes. »
Elle étend alors une main protectrice au-dessus de la coupole et met l’autre devant ses yeux. Je ressens une affreuse douleur qui me brûle la main. Je dis : « C’est insupportable ! » La Dame dit alors avec autorité :
« Cet esprit va continuellement essayer de s’infiltrer sous plein de formes, lentement, subtilement. Cela va s’infiltrer si subtilement que les peuples ne les reconnaîtront pas. Une nouvelle fois, je t’avertis de transmettre cela. »

P. Lombardi
Puis, je vois l’Italie. J’y vois un homme simple, sobre, un membre du clergé. On dirait qu’il est en train de parler au milieu d’un grand nombre de gens. La Dame sourit et porte mon attention sur cette scène. Tandis que j’observe, elle dit :
« Ce Lombardi, il s’y prend bien. Il œuvre dans le sens que Nous voulons. » 24
Je vois ensuite, devant moi, deux rangées d’églises différentes. On dirait que la Dame se dirige vers le premier rang et qu’elle fait passer très légèrement la main sur cette rangée. Je vois les églises tomber toutes ensemble et disparaître.

Le centre
La Dame reprend alors :
« Mon enfant, »
et elle trace un genre de losange devant moi,
« mon enfant, c’est le centre. »
Je vois maintenant une coupole entourée d’un mur ayant la forme qu’elle vient de tracer. Je m’aperçois soudain que c’est la coupole de la basilique Saint-Pierre. Tout autour, un mince ruisseau coule, délimité par une mince bande noire. La Dame porte mon attention sur tout ça et reprend :
« C’est le centre. »
Elle fait alors aller et venir son doigt très lentement et avec insistance puis elle reprend :
« Veillez à ce que cela reste le centre ! Les esprits du monde sont en train de détruire ce centre. Je vous aiderai. »
Maintenant, je vois que la Dame tient de nouveau la main au-dessus du pape et de la basilique Saint-Pierre.
Voilà que tout à coup, sur ma gauche, j’aperçois une grande patte noire aux longues griffes acérées. On dirait que cette patte fouille tout dans la basilique Saint-Pierre. Ça me fait très mal. Tout devient rose et rouge sous mes yeux. La patte se met alors à planer au-dessus de tout cela et, au même instant, je vois voler un aigle noir. Il vole à grands coups d’aile vers la gauche.

L’Allemagne et l’Italie
Je vois, à ma droite, l’Allemagne. J’entends alors la Dame qui dit :
« Allemagne, tu es avertie ! »
Je vois maintenant un triangle tracé au-dessus de l’Allemagne. La Dame dit :
« L’esprit du triangle essaie de s’infiltrer sous une autre forme. Les personnes sont bonnes, mais elles sont tiraillées de tous côtés et ne voient plus d’issue. Pauvre Allemagne ! Elles vont être et elles sont victimes de l’autre grand. »

Tout à coup, je vois devant moi un évêque allemand dans ses ornements sacerdotaux, un homme âgé, imposant. À ma droite, un laïc prend place, lui aussi un homme imposant. J’entends :
« L’évêque en son domaine, et là quelqu’un vient dans l’autre domaine. Mais c’est pour plus tard. L’Allemagne va tenter de s’en sortir, l’Italie de même. »
Je vois alors de nouveau ce simple ecclésiastique avec des gens tout autour de lui.
La Dame dit :
« Il essaie d’apporter le vrai parmi les gens. »
Elle me dit ensuite :
« Tu dois diffuser cela, n’hésite pas à le dire ! »
Et la Dame, tout d’un coup, a disparu.
-----------
24 Le Père Ricardo Lombardi s.j. commença en 1948 sa croisade de bonté. Il prêcha l’Évangile pendant de nombreuses années en termes simples et avec un zèle inlassable en centrant continuellement sa prédication sur l’amour de Dieu. Il ne se contentait pas d’appeler à une conversion individuelle, mais il cherchait aussi à traduire dans la communauté humaine les idéaux chrétiens, ce qui fit forte impression et toucha le cœur d’un grand nombre.
____________________________________________________________________________________________________________________
21e Message (14 février 1950)

Les jeunes
Je vois la Dame debout. Elle me dit :
« Mon enfant, je viens ici pour te dire quel est mon message. Il faut œuvrer, et même très dur ! »
La Dame fait alors un mouvement des mains comme pour inviter différentes personnes à approcher. Je vois ensuite plein de jeunes, jeunes filles et jeunes hommes.
Cette image s’efface soudain et revoilà la Dame. On dirait qu’elle fait signe aux jeunes de venir se placer devant elle. Elle dit :
« Je ne les vois pas encore, les légions de jeunes hommes et de jeunes filles. Pourquoi ne pas commencer par là, pourquoi néglige-t-on cela ? »
Et on dirait qu’elle cherche autour d’elle, du regard, où ils sont. Elle dit ensuite :
« C’est pourquoi je viens ici pour attirer votre attention là-dessus. Ceci est également destiné à l’Allemagne. »

La simple croix

Puis, la Dame continue :
« Il y a dans le monde un grand courant qui tend au bien. Voilà justement pourquoi l’autre esprit est à l’œuvre. Cet esprit est en train d’influencer le monde et de le corrompre. Les hommes ne sont pas mauvais en soi, mais faibles. »
La Dame tient alors, de nouveau, une croix dans la main. J’ai l’impression qu’elle la place sur une hauteur. Puis elle dit :
« Est-ce que tu vois cette croix ? C’est à elle qu’il va falloir ramener l’humanité. Je le leur demande instamment : qu’ils n’oublient pas, dans ce monde moderne à la technique moderne, cette simple croix. »

Agir avec les moyens modernes

Je vois ensuite le pape et tout le Vatican autour de lui. Tout d’un coup, j’ai l’impression que la Dame se tient au-dessus de tout cela. Je vois ensuite de grosses gouttes qui tombent sur le Vatican ; les gouttes viennent de la Dame. Sur un ton d’avertissement, elle dit :
« Cette Église a encore une chance, mais je n’en dis pas plus à ce sujet. Je viens de parler du monde moderne. Pourquoi Rome ne recourt pas davantage aux moyens modernes, pourquoi n’œuvrent-ils pas davantage dans l’esprit moderne ? Qu’ils saisissent ces moyens pour gagner à leur cause l’esprit de ce monde ! D’autres prendront soin du corps. C’est à l’Église de façonner l’esprit. Une chance sans pareille leur est offerte, étant donné que l’humanité est en quête. Ce n’est plus contre les nations, mais contre l’esprit. »

L’Amérique et la Russie. Le Japon. L’Indonésie 25


La Dame poursuit :
« Il va y avoir là un grand combat : l’Amérique et la Russie ; ça s’approche. »
Je ressens d’affreuses douleurs dans les mains. La Dame dit alors :
« Le Japon va se convertir. »
Je ne sais pas quoi en penser. Je sens venir ensuite une affreuse douleur sur l’Indonésie ; la Dame me la fait ressentir dans la main.

Il y a encore une chance

La Dame dit ensuite :
« Si Rome est prête à agir comme il faut, de nouvelles impulsions viendront de tous côtés. »
Je vois alors le Vatican. De nouveau, la Dame se tient pour ainsi dire au-dessus. Elle fait un mouvement des mains comme si elle plaçait différentes églises tout autour du Vatican. La Dame dit ensuite comme si elle se parlait à elle-même :
« Il y a encore une chance. Ce pape doit prendre conscience de la grande œuvre qu’il lui faut accomplir en ce temps. »

L’Allemagne

Elle me montre ensuite l’Allemagne et dit :
« Demande donc que le pape envoie des lettres apostoliques. L’Allemagne a en effet tellement besoin du bon esprit. Cet esprit, ils peuvent l’apporter. »
Je vois un archevêque en Allemagne, un homme imposant. J’entends la Dame dire :
« Il va mener un combat. »
La Dame écarte ensuite l’index et le majeur et, de ces deux doigts, elle décrit une ligne en zigzag au-dessus du centre de l’Allemagne et dit :
« Agissez sur la jeunesse d’Allemagne, vous tous qui en avez la charge ! Je ne vous le dis pas pour rien. »
Et puis, la Dame disparaît.
-----------
25 En néerlandais, Ida parle de « Indië » qui autrefois, dans le langage courant des Pays-Bas, était la contraction de « Nederlands-Indië », pour désigner ce que nous appelons aujourd’hui l’Indonésie. (NdT)
____________________________________________________________________________________________________________________

22e Message (27 mai 1950)

Du temps pour le spirituel

Je vois la Dame debout. Elle me dit en regardant la paume de ses mains :
« Mon enfant, je vois des mains encore et toujours vides. Je te demande de rapporter que c’est vraiment ma ferme intention de former, justement parmi ce noyau de gens, un groupe qui veuille le bien et fasse le bien. Écoute bien ! On consacre beaucoup de temps aux choses matérielles. Qu’ils consacrent du temps aussi aux choses spirituelles. C’est si urgent ! J’aimerais que ce cercle de gens finisse par en prendre conscience. Je te le répète : ces catholiques doivent travailler dur. Un grand danger menace. Une sorte de duel attend l’Italie. »
La Dame me fait voir de nouveau la basilique Saint-Pierre et dit :
« Il y en a d’autres qui s’activent à former quelque chose de même dimension, mais dans d’autres directions. »


L’Allemagne
« En Allemagne, il faut travailler dur. Heureusement, on a entrepris certaines choses pour œuvrer de nouveau plus et mieux parmi les croyants. Mais c’est loin de suffire. L’Allemagne, surtout, doit être vigilante. On joue par là un rôle malhonnête, avec l’Allemagne. »

Les jeunes

Je vois à présent un très grand groupe de jeunes gens rassemblés autour de la Dame. Elle les regarde et les désigne d’un geste. Puis elle dit :
« Mon enfant, qu’ils entreprennent… »
– de nouveau, elle désigne de la main le groupe autour d’elle –
« … de ramener les jeunes à la forme de religion qu’il faut. C’est difficile et dur pour ceux qui veulent s’engager à faire ça. Mais je n’insisterai jamais assez dans ce sens. Il est grand temps de s’y mettre. »

Le premier et principal commandement

De la main, la Dame décrit à présent une sorte d’arc de cercle et dit :
« C’est pour plus tard. »
Je ne sais pas ce que cela veut dire. La Dame dit ensuite :
« Tu verras qu’après bien des malheurs et des calamités, on replantera la croix. Que chacun y mette du sien, selon ce qu’il peut. Et je porte de nouveau votre attention sur le premier et principal commandement : l’Amour, l’Amour du prochain. »
Et la Dame disparaît d’un coup.
____________________________________________________________________________________________________________________

23e Message - 15 août 1950 (Assomption)

L’Orient
Je vois un personnage de type oriental portant un long vêtement et un turban. Il s’incline à trois reprises, les bras croisés et la paume des mains tournée vers le bas. Ensuite, les bras écartés, il s’incline de la même façon, cette fois la paume des mains tournée vers le haut.
Puis, je vois plein de signes étranges : petites courbes, petits traits, points, une sorte de lettre semblable à notre J et différents signes encore, détachés les uns des autres. Cela me fait penser à une sorte de langage. Je vois ensuite un mur. Le mur décrit des courbes le long d’une pente comme s’il descendait d’une montagne. J’en ressens une affreuse douleur.

Formose

Voici, tout à coup, un animal. C’est un animal symbolique que nous ne connaissons pas. Je vois ensuite des crabes et de grandes étoiles de mer. Puis, je vois une île devant moi. Le nom m’est donné : c’est l’île de Formose. Il y a au sud, une île plus petite. Il me faut alors m’écarter un peu de la gauche et faire, au-dessus de l’île, comme si je descendais. Et j’entends dire :
« Amérique, tu te vois mise en garde ici ! »
Je sens que quelque chose doit venir sur cette île.

Lutte politico-chrétienne

Il me faut ensuite joindre les mains et lever les yeux vers la gauche. Je vois la Dame. Je l’entends dire :
« C’est l’époque de la lutte politico-chrétienne. Cela, je l’ai déjà dit à plusieurs reprises. De grands évènements vont à présent s’intensifier. Le chaos dont j’ai parlé est en cours. Les calamités sont arrivées, les gouvernements ont démissionné, et c’est loin d’être tout. Fais bien attention, mon enfant, le combat va s’engager. Je te montre ces quatre doigts et décris un cercle autour d’eux.
Un prince va régner, un règne très bref et puissant. Tu ne t’en apercevras pas dans ton cercle restreint. »


Un esprit nouveau
La Dame dit ensuite :
« Regarde. »
Alors que je me tiens près d’elle, je vois soudain des animaux qui se placent devant elle.
« Regarde »,
répète la Dame ; je vois alors devant elle, sur sa gauche, un loup. Juste devant elle, un autre loup ou un chien arrive, tenant un flambeau dans la gueule. Une lionne se met à côté de lui. Devant la Dame, bien sur sa droite, un grand aigle arrive.
« Regarde »,
répète encore la Dame. Elle fait à présent un signe vers le haut et je vois une colombe blanche. La Dame dit :
« Ceci est un esprit nouveau qui va venir. »
Je vois alors des rayons qui partent de la colombe ; ils se dirigent vers le bas : deux rayons au centre, deux rayons à droite et deux rayons à gauche. La Dame dit :
« Tu en comprendras le sens plus tard. »
Ensuite, je revois la Dame avec ces animaux et la colombe. De nombreuses étoiles apparaissent alors tout autour.

L’Est et l’Ouest

La Dame semble ensuite descendre une marche. Elle dit :
« Viens. »
On dirait que nous arrivons maintenant sur un grand plateau. Nous nous arrêtons au milieu. La Dame dit alors :
« Tu vois ça ? »
Elle fait un geste allant de l’Est à l’Ouest. Puis elle étend les bras en grand ; j’ai l’impression qu’elle place, sur ce plateau, deux murs l’un en face de l’autre. Elle prolonge les murs sur une longue distance. Soudain, la Dame se trouve autant dire au-dessus. Elle me dit :
« Ce n’est rien. »
Et elle montre d’un geste l’Est et l’Ouest. Elle étend alors les mains et ferme le poing, d’abord le droit puis le gauche. Elle dit ensuite :
« Écoute bien le nombre de fois que je frappe ; tu vas le faire toi aussi. »
Je serre les poings avec elle, et la Dame compte à voix haute pendant que nous faisons s’entrechoquer nos poings l’un contre l’autre.
« Trois fois »,
dit la Dame.
« La moitié d’entre eux, c’est l’Est. »
Je vois alors les Balkans et la Grèce entourés d’une grande chaîne, de même que l’Allemagne de l’Est. On dirait que la Dame attache ces pays en serrant fort sur la chaîne. Je vois qu’une partie est restée libre. À l’arrière-plan, je vois quelqu’un qui est assis, la tête appuyée sur la main. La voix me dit :
« Les travailleurs et les penseurs de la destruction du monde. »


La victoire est à Nous

Puis une scène orientale m’apparaît.
Nous refaisons l’escalade de la même montagne, en haut de laquelle se trouve de nouveau un plateau. Nous nous arrêtons là. La Dame porte mon attention sur quelque chose qui est par terre.
« Viens »,
dit-elle et elle montre le sol. Je vois une lourde poutre et il me faut la repousser. Je vois alors brusquement s’ajouter une traverse. Le tout forme une croix.
Je regarde de nouveau la Dame et dis : « Comment dois-je Vous appeler ? »
Mon directeur spirituel m’a demandé de reposer cette question à la Dame. Elle sourit et fait un geste comme pour dire : ils le demandent encore ? Elle me répond :
« Dis-leur simplement : la Dame. »
La Dame continue comme si de rien n’était. Elle me montre la poutre qui a été écartée et dit :
« La chrétienté. »
Elle fait à présent un mouvement des mains et des doigts comme si tout éclatait en morceaux et se mettait à tourbillonner. C’est pour représenter symboliquement la chrétienté. La Dame dit :
« Tu diras ceci : chrétienté, tu ne connais pas le grand danger qui te menace. Il y a un esprit qui vise à te saper. Mais… »
– de la main, elle fait un signe de bénédiction –
« … la victoire est à Nous ! »

Angleterre
La Dame poursuit :
« Je t’emmène et je vais te montrer. »
Je vois alors l’Angleterre. Et j’ai l’impression que la Dame pose le pied sur l’Angleterre. Tout en faisant aller et venir le doigt en signe d’avertissement, elle dit :
« Pourquoi être si rigide en tout ? Ne peux-tu pas revenir à la simplicité ? »
Elle semble faire alors une grande couronne au-dessus de l’Angleterre et dit :
« On va tirer là-dessus aussi. »
On dirait alors que la Dame perce la couronne de petits trous sur sa circonférence et qu’elle y fait passer des rubans qu’elle attache tous à l’Angleterre. Elle enlève alors son pied de l’Angleterre et dit :
« Non, Angleterre, ce n’est pas votre bonne politique. »
Tout d’un coup, le roi d’Angleterre apparaît devant moi. On dirait qu’il effectue un brusque demi-tour. Après lui, je vois aussi, sur le côté, Churchill, au-dessus de l’Angleterre, mais je ne vois que sa tête.
La Dame porte alors mon attention sur quelqu’un et je vois soudain un évêque, mais pas un évêque de notre Église. Je comprends intérieurement : c’est l’évêque de Canterbury. La Dame le regarde et fait aller et venir le doigt en signe d’avertissement. Par derrière apparaissent alors un grand nombre de flèches de clocher. Tout en me les montrant du doigt, la Dame dit :
« Là, il va y avoir du changement. »
Mais j’ai l’impression que ce sera pour plus tard. Puis, je vois le pape sur notre gauche, les deux doigts levés. De l’autre côté, en face de lui, se tient l’évêque de Canterbury. Un autre ecclésiastique apparaît soudain à ses côtés ; il porte une perruque blanche faite de faux cheveux raides ondulés ou bouclés, et un long vêtement au jabot blanc. 26 La Dame se tient debout, au-dessus de leurs têtes et dit :
« Regarde ! »
En partant du côté du clergé anglais, elle passe un doigt au-dessus de la tête des ecclésiastiques anglais avant de le passer entre les deux doigts écartés du pape.

La Corée
Cette image s’efface à son tour et je vois écrit : « 51 53 ». La Dame me fait voir cela. Je reçois tout d’un coup quelque chose dans la main. C’est comme si je devais l’attraper en l’air. Ça arrive de très haut. J’entends la voix qui dit :
« Des météores. Prêtes-y attention »
Puis, la Dame dit:
« Viens ! »
Nous continuons. La Dame dit :
« Le combat en Corée est trompeur et le début de grands malheurs. »
Je vois ensuite qu’on établit, par intervalles, des délimitations.
Puis, je vois quelqu’un, assis, la tête appuyée sur la main, plongé dans ses pensées. Je comprends intérieurement que c’est un chef d’État russe. Staline ou Lénine me semble-t-il. J’entends subitement une voix près de moi :
« Je vous ai mis en garde contre ce danger. »
Je vois ensuite l’hémisphère du globe et je dois regarder par-delà. Tout en en tenant dans la main pour ainsi dire le coin gauche, il me faut dire : « Là, je vois très loin et je le tiens bien. » Il me faut alors descendre de l’hémisphère en obliquant vers la droite et tracer plus loin une ligne droite. Une terrible angoisse s’empare alors de moi.

Encycliques


« Nous continuons »,
dit la Dame. Je vois alors la partie supérieure de l’Italie et je dois la saisir de la main. Je vois ensuite l’Italie du Sud et c’est pour ainsi dire comme si je retenais le talon de l’Italie de mon pouce tout en mettant les quatre autres doigts sur l’Italie du Sud. C’est ce que je dois faire. J’entends alors la Dame qui dit :
« Non, ce n’est pas du tout comme il faut. Où sont les Encycliques ? »
Il me faut faire alors un mouvement et croiser les mains l’une sur l’autre, en les tenant levées. Je vois des mains vides et encore des mains vides.
Je vois ensuite la basilique Saint-Pierre et j’entends la Dame qui dit :
« Connaissez-vous bien votre pouvoir ? Mais connaissez-vous votre doctrine ? »
Elle écrit alors « Encycliques » et dit :
« C’est bien, appliquez-les donc ! Inondez-en la droite et la gauche, le haut et le bas ! Êtes-vous bien conscients… »
– elle ferme le poing –
« …que ce pouvoir a un tel pouvoir ? »
Elle me montre ensuite un « 1 », un « 2 » et un « 3 ». Après cela, je vois un livre et une main qu’on pose dessus. La Dame dit :
« Regardez vos lois. »
On dirait que la Dame étire quelque chose qui se fait de plus en plus long et large. Tout en faisant cela, la Dame dit :
« Sachez bien que votre temps est là ! »

Chaos
Elle m’emmène ensuite sur un pente et dit :
« Urbi et Orbi. 27 »
Du haut de la pente, elle regarde alors avec moi la basilique Saint-Pierre et dit :
« Pourquoi se cramponner comme ça ? Ayez donc plus de largesse d’esprit ! »
Elle m’emmène maintenant dans un espace vide et dit :
« C’est vers ça qu’il faut aller. »
Je perçois alors une sorte d’angoisse et j’entends une voix :
« De tout ce chaos sortira d’abord un combat et seulement après viendra un essor. »
Une grande mélancolie m’envahit soudain. En partant, la Dame dit :
« Je reviendrai te porter des messages. »

-----------
26 La voyante a reconnu cette image quand elle a vu à la télévision la rencontre historique du pape Paul VI et de l’archevêque de Canterbury, A.M. Ramsey, qui a eu lieu en 1966 à la chapelle Sixtine du Vatican.
27 Expression latine en usage dans la bénédiction papale pour signifier : « Pour la ville et pour le monde. »
____________________________________________________________________________________________________________________

24e Message 28 (16 novembre 1950)

La Dame sur le globe. La Dame de tous les Peuples
Je vois la Dame debout sur le globe. Elle me montre le globe et me dit :
« Mon enfant, je me tiens sur ce globe parce que je veux qu’on m’appelle la Dame de tous les Peuples. »
Les mots « de tous les Peuples » s’inscrivent en demi-cercle au-dessus de sa tête.

Les pieds posés sur l’Angleterre et l’Allemagne

La Dame continue :
« Je t’ai dit : être missionnaire en son propre pays. Et à présent, je veux te montrer quelque chose. »
De nouveau, la Dame me montre le globe et, les pieds bien serrés, elle se tient debout sur l’Allemagne. La Dame fait alors un mouvement comme si elle posait le pied sur l’Angleterre et elle dit :
« Voilà, j’ai au moins un pied dessus. »
Puis elle repose le même pied sur l’Allemagne et serre les pieds comme avant. Les mains une nouvelle fois tendues, elle pose un regard affligé sur l’Allemagne. La Dame dit alors :
« Mon enfant, j’ai posé les deux pieds sur elle. Il faut que l’Allemagne soit sauvée. Le Fils t’a conduite justement ici 29 pour que tu le comprennes mieux. J’ai fait guérir beaucoup de malades. »
Elle me fait voir une carte et y montre un endroit ; je reconnais clairement Lourdes. Elle me montre ensuite d’autres endroits ; mais je ne sais lesquels. La Dame dit :
« Comprends-tu enfin ce que je veux ici ? Il y a tant d’âmes malades ici ; il faut les sauver. Pourquoi tant de membres du clergé partent d’ici, l’Allemagne, pour les missions ? Qu’ils restent donc ici ! Il y a tant de travail à faire. »

Appel à l’action en Allemagne

Ensuite la Dame me montre quelque chose ; je vois le Vatican tandis qu’elle dit :
« Que le pape envoie donc des moyens et exhorte le clergé, sinon l’Allemagne va se perdre. On assiste à une apostasie de grande, très grande ampleur. Les gens ne veulent faire aucune offrande pour de nouvelles églises et de nouveaux bâtiments. Il faut pousser le clergé à changer ça. C’est un travail difficile. Je ne fais que prévenir. Les autres s’activent à détacher le peuple allemand de Rome. »
Je vois brusquement, devant moi, une tête de mort et, devant elle, deux os entrecroisés. La Dame prend la tête de mort et les deux os et elle les dépose à ses pieds, sur l’Allemagne. Elle dit ensuite :
« Le Fils veut accorder sa protection particulière et Il m’a envoyée pour aider l’Allemagne. Mais il faut les pousser à faire ce que je dis. »

Partir de la base

Je vois ensuite de nombreux petits enfants se regrouper autour d’elle. Ils la regardent d’un air émerveillé. La Dame désigne les enfants ; à ma gauche, à une grande distance de la Dame et des enfants, je vois alors des hommes et des femmes. La Dame rapproche les mains et dit :
« L’Allemagne doit commencer à ramener l’unité, chacun chez soi dans sa propre maison. Les enfants doivent de nouveau ne faire qu’un avec leur père et leur mère. Qu’ils s’agenouillent ensemble et prient le chapelet ! »
La Dame semble alors disperser les enfants et dit :
« Il faut que cela parte de la base et s’étende ensuite au monde. Puis il faut se remettre à beaucoup pratiquer la charité. Il faut qu’on en vienne à une grande action parmi les catholiques. On peut le faire en diffusant cela, en prêchant davantage là-dessus dans les églises. Dans l’ensemble, plus d’action ! »
Entre-temps, j’ai l’impression que la Dame pousse les gens.
« Il est de la plus haute importance que cela se fasse. Il y en a d’autres qui s’emploient à détruire l’Allemagne. Le peuple est prêt à présent. Dis-le leur, dis-le leur ! »
La Dame fait alors du doigt un mouvement en signe d’avertissement :
« Qu’ils travaillent dur ! »

La grande chance de Rome
Puis, je vois une nouvelle fois le pape. La Dame dit :
« Le pape y satisfera si on le lui demande. »
La Dame étend alors les mains sur l’Allemagne en les croisant l’une sur l’autre. Elle quitte ensuite l’Allemagne et je vois tourner le globe sous ses pieds. La voici une nouvelle fois debout sur le globe. Elle me montre Rome. Elle fait aller et venir le doigt en signe d’avertissement et dit :
« Que le pape continue toujours dans ce sens ! Rome a une grande chance à saisir. »
Je vois différentes églises. D’un geste de la main, la Dame fait tomber, pour ainsi dire, les églises par terre. À l’arrière-plan, je vois alors la grande coupole du Vatican. La Dame dit :
« C’est maintenant la grande chance, à condition que le pape fasse ce qu’il a l’intention de faire. »
D’un geste de protection, la Dame étend alors la main au-dessus du pape.

Troubles sur le monde

Puis, elle dit :
« De grands troubles viennent sur le monde. Les Russes n’en restent pas là. C’est pourquoi je dis : je suis la Dame de tous les Peuples. »
En disant cela, elle met très fortement l’accent sur « tous ».
-----------
28 Le 1er novembre 1950, le pape Pie XII proclame le dogme de l’Assomption de la Sainte Vierge. C’est un moment marquant dans le corpus des messages et ça en constitue un des tournants. C’est en effet juste après cette proclamation dogmatique que la Vierge Marie se nomme pour la première fois « la Dame de tous les Peuples ». Dans les messages suivants, elle va donner sa prière et porter notre attention sur l’image. Pour la première fois aussi, elle parle du dernier et du plus grand dogme marial de Marie Corédemptrice, Médiatrice et Avocate.
29 La voyante reçoit ce message alors qu’elle se trouve en Allemagne.
____________________________________________________________________________________________________________________

27.09.2008

I-LA DAME DE TOUS LES PEUPLES



Un lieu d'apparition et 56 messages (1945-1959) extraordinaires de la VIERGE MARIE, appelée NOTRE DAME DE TOUS LES PEUPLES, confiés à Ida Peerdeman 1905/1996. Il est regrettable qu'une fausse mystique quebecoise se soit approprié ces message et ait donné à sa communauté (aujourd'hui excommuniés) le même nom, semant la confusion et jetant le discrédit sur des apparitions, reconnues officiellement depuis 2002.



IDA PEEDERMAN (1905-1996)
____________________________________________________________________________________________________________________

1er Message

25 mars 1945 (Fête de l’Annonciation, Dimanche des Rameaux)
La Dame apparaît
C’était le 25 mars 1945, en la fête de l’Annonciation. Assises dans le séjour, mes sœurs et moi-même, nous étions en train de bavarder autour du poêle à charbon. C’était la guerre et ce qu’on a appelé l’hiver de la faim. Alors qu’il se trouvait à Amsterdam ce jour-là, le Père Frehe 2 était passé nous voir. Nous étions en pleine conversation quand, soudain, je me suis sentie attirée vers l’autre pièce. Là, j’ai vu d’un coup venir une lumière. Je me suis levée, ne pouvant faire autrement que de m’en approcher. Le mur disparut à mes yeux et tout ce qu’il y avait là normalement n’y était plus. C’était un océan de lumière et un espace vide illimité. De cet espace, j’ai vu soudain se détacher une forme, une forme vivante, une silhouette de femme. Je la voyais debout, à ma gauche, à une certaine hauteur. Elle était vêtue d’une longue robe blanche et portait une ceinture ; elle avait un air très féminin. Elle se tenait, les bras tendus vers le bas et les paumes des mains tournées vers l’extérieur, tournées vers moi. Tandis que je la regardais, quelque chose d’étrange m’étreignit. Je me suis dit : « Ce doit être la Sainte Vierge ; c’est pas possible autrement ».
Annonce de la Libération
Soudain, la forme se met à me parler. Elle dit :
« Répète après moi. »
Je me mets donc à répéter mot à mot ce qu’elle dit. Elle parle très lentement et lève d’abord trois doigts, puis quatre et, pour finir, les cinq doigts en me disant :
« Le 3, c’est mars ; le 4, avril et le 5, c’est le 5 mai. 3 »
Le Rosaire et la prière
Elle me montre ensuite le chapelet en disant :
« C’est à cela qu’on le doit ! Persévérez ! »
Après un moment de silence, elle ajoute :
« Il faut diffuser la prière. »
Je vois alors devant moi une multitude de soldats, beaucoup d’Alliés ; la Sainte Vierge me les montre. Elle saisit alors la petite croix du chapelet et me montre le Christ en croix. Puis, de nouveau, elle me montre les soldats. C’est pour me faire comprendre ce sur quoi les soldats doivent appuyer leur vie, parce que la voix reprend :
« Il rentreront bientôt chez eux, ceux-là. »
Et elle désigne les troupes.


« La Dame », « Mère »
Mes sœurs et le Père Frehe étaient venus se placer autour de moi. Quand il m’a entendue prononcer des paroles, il a dit à l’une de mes sœurs : « Note un peu ce qu’elle dit. » Après que j’eus répété deux ou trois phrases – que la voix disait –, j’ai entendu le Père Frehe me dire : « Eh ! Demande-lui un peu qui c’est ! »
Et je demande alors : « Êtes-vous Marie ? » La forme me sourit et répond:
« Ils m’appelleront “la Dame”, “Mère”. »
La croix
La vision s’efface et je regarde dans ma main. Une croix est alors déposée devant moi. Il me faut la soulever. D’un geste très lent, je la soulève ; elle est lourde.
Quand la forme a eu fini de dicter, elle a disparu très lentement. Ce n’est qu’ensuite que la lumière a disparu à son tour et, soudain, j’ai retrouvé autour de moi tout dans la pièce comme c’était depuis toujours.
____________________________________________________________________________________________________________________

2e Message(21 avril 1945)


L’image de la Dame
Tout d’un coup, me voici placée dans une église. Je dis alors : « Me voici devant un autel particulier et voilà l’image de la Dame. » C’est une représentation de la Dame pareille à celle que j’ai vue la première fois. Elle est au milieu de fleurs. Il y a plein de fleurs, des fleurs même sur les marches de l’autel, en nombre incalculable. Des milliers de gens sont agenouillés devant elle.

La paix dans le Christ
L’image me regarde et fait aller et venir son doigt en signe d’avertissement en disant à trois reprises :
« Vous ne garderez la paix, vous, les hommes, que si vous croyez en Lui. Diffusez cela ! »
En prononçant ces mots, la Dame dépose un crucifix dans ma main ; elle me montre le crucifix que je dois faire voir tout autour de moi.

Un nouveau danger
Elle me conduit ensuite pour ainsi dire en dehors de l’église et là, j’ai devant les yeux un vide sans fin. Tandis que je regarde cet espace vide, j’aperçois des têtes humaines. C’est pour ainsi dire comme si je devais en prendre une çà et là. L’image me dit alors :
« Il y a des personnes importantes qui sont encore en train de projeter quelque chose. »

Israël se relèvera
J’ai alors une autre image, celle de gens en fuite et en marche. Je comprends intérieurement : c’est l’Exode des Juifs fuyant l’Égypte. Tout en montrant cet Exode, la Dame dit :
« Mais Israël se relèvera. »
Au-dessus de l’image de l’Exode, je vois une représentation de Dieu le Père dans les nuées. Il tient la main devant les yeux et la Dame me dit :
« Et Yahvé a honte de son peuple. »

Abel et Caïn – Les tables de pierre
Dans l’image suivante, je reconnais clairement la représentation de Caïn et d’Abel. Il y a en effet, par terre, une grande mâchoire d’âne. Je vois Caïn qui s’enfuit.
Je vois ensuite quelqu’un portant un long vêtement, une barbe et, dans les mains, deux tables de pierre. Sur les tables de pierre, il y a quelque chose dans une langue que je ne connais pas du tout. J’ai ensuite l’impression que quelqu’un les jette et les brise en morceaux. Je vois les morceaux éparpillés sur le sable.

La Procession du Miracle
Je me retrouve placée une deuxième fois devant l’autel. Et d’un coup, je vois pour ainsi dire passer une procession à l’extérieur de l’église. En me la montrant, la Dame dit :
« C’est la Procession du Miracle d’Amsterdam. »
Je vois cette procession passer par la vieille ville. Il y a aussi un prêtre qui marche en tête avec « Notre Seigneur ». La procession bifurque alors tout d’un coup vers ce quartier (Amsterdam-Sud), en direction d’un terrain vague. Puis tout a de nouveau disparu.

-----------

4Le 14 mai 1948 fut proclamée l’indépendance de l’État d’Israël.
5cf. annexe I : « Le miracle eucharistique d’Amsterdam ».
6C’est ainsi que la voyante désigne Jésus présent dans l’Eucharistie.

____________________________________________________________________________________________________________________

3e Message
(29 juillet 1945)

Jehova avertit
J’entends de nouveau la voix et je vois tout d’un coup un autel des sacrifices comme ceux de l’antiquité. De la fumée descend. J’entends la voix qui dit :
« Jehova avertit son peuple. »
J’entends ensuite :
« Soyez fidèles ! Ils ont dispersé mes agneaux. »
À cette dernière parole, je vois des agneaux qui vont en tous sens, errant de par le monde entier.
Venez, fidèles
La Dame plante à présent une croix sur l’autel. Je vois alors, pour ainsi dire, le monde entier tout autour. Les gens, toutefois, près de la croix, baissent et détournent la tête. J’entends alors :
« Venez, fidèles ! »
Je vois un calice que l’on fait circuler parmi la foule. Et j’entends :
« Mais en partie, c’est en vain. »
Le Christ, la Voie
Il me faut regarder vers le haut et je vois tout à coup la Dame. Elle me sourit, tend les bras et me dit :
« Viens ! »
Il y a maintenant devant moi une foule d’hommes de toutes sortes : des messieurs, des gens du peuple, également des prêtres et des religieux en habit noir. Parmi eux, il y a des gens bons mais aussi des gens moins bons. La Dame les invite à la suivre. Elle va les guider. Je vois à présent devant moi un chemin long et difficile avec, au bout, une lumière crue.
« Par là »,
dit la Dame et, d’un grand geste, elle fait comprendre aux hommes qu’ils doivent suivre cette voie. C’est difficile et dur ; il y en a qui tombent des deux côtés de la route. La Dame les observe d’un regard maternel plein de sollicitude et ne cesse de leur sourire. Je vois alors écrit en toutes lettres : « Dans la vie de nouveau avec le Christ. »
L’Angleterre et l’Amérique
Ensuite, la Dame prend un air triste ; elle dit :
« L’Angleterre me retrouvera. »
Après une pause, elle dit d’une voix lente et douce :
« L’Amérique aussi. »
La Dame disparaît ensuite lentement et je vois le monde qui baigne dans un flou étrange.
____________________________________________________________________________________________________________________
4e Message (29 août 1945)


Tristesse et joie

Je vois la Dame debout. Elle me fait signe de regarder dans ma main. C’est comme s’il en sortait d’étranges choses. Je vois une grande tristesse ; tristesse qui se dépose dans ma main et qu’il me faut regarder. Tandis que je regarde dans ma main, je sens monter en moi une profonde tristesse. La Dame sourit et dit :
« Mais après, il y aura de la joie. »
À ce moment-là, je ressens la joie en question. Je vois des rayons, des rayons lumineux.

Une seule communauté
Je vois ensuite de grands bâtiments, des églises. Se dressent des églises de tout genre et pas seulement des églises catholiques. La Dame dit :
« Il faut que ce soit une seule et grande communauté. »
À ces mots, j’éprouve d’horribles douleurs dans la main. Des tempêtes se lèvent sur ces églises.

Une période de trois papes
La Dame me fait voir à présent trois papes. En haut, à gauche, se tient le pape Pie X. Notre pape Pie XII est au milieu et, à droite, je vois un nouveau pape . En montrant les trois papes, la Dame dit :
« Ces trois-là, c’est une période. Ce pape et le nouveau sont les combattants. »

Une nouvelle guerre

Elle montre ensuite une nouvelle guerre, une guerre bien étrange cependant, bien plus tard, et qui causera de grandes calamités.La formation du clergé
Je vois à présent passer des files de jeunes membres du clergé. La Dame dit :
« Il faudra cependant bien du changement dans l’Église. Il faudra changer la formation du clergé, une formation plus moderne, adaptée à ce temps, bonne toutefois, avec le bon esprit. »
La Dame insiste sur ces derniers mots.
Je vois soudain une colombe voler autour de ma main. Retenue, la colombe ne cesse pourtant de voler en rond. Elle projette des rayons nouveaux.
La Dame me montre ensuite le pape et dit :
« Il faut de la largesse d’esprit, plus de social. Toutes sortes de courants tendent au socialisme, ce qui est bon, mais cela peut se faire sous la conduite de l’Église. »
La Dame prend alors un air accablé et dit :
« Vraiment beaucoup de choses doivent changer dans la formation.
Je vois de grands courants qui s’opposeront, beaucoup de lutte contre cela dans l’Église.
Et puis, d’un seul coup, la Dame a disparu.

-----------


____________________________________________________________________________________________________________________
5e Message (7 octobre 1945) -Notre-Dame du Rosaire-

Les peuples de l’Orient


Je vois un soleil et un croissant de lune. Je comprends intérieurement : c’est l’Extrême-Orient. En Chine, je vois un drapeau rouge.

Je vois ensuite des musulmans et tous les autres peuples de l’Orient. Au-dessus de tous ces peuples, je vois, d’un côté, du rouge et, de l’autre, du noir, mais beaucoup moins soutenu. J’entends la voix qui dit :
« On dirait que ça se rétrécit très fortement. »

Le chemin du château

Je vois ensuite un long et beau chemin. Il me faut le suivre mais c’est comme si je n’en avais aucune envie. Je représente l’humanité. J’emprunte alors le chemin. Je suis très fatiguée mais je dois avancer, très lentement. Je suis au bout du chemin et je me trouve devant un grand château surmonté de tours. Les portes s’ouvrent de l’intérieur. Une main me fait signe d’entrer, mais je ne veux pas. J’ai comme le sentiment de devoir reculer. Je rentre quand même. Quelqu’un me saisit par la main et je vois la dame en blanc, la Dame. Elle me sourit et dit :
« Viens ! »
La main me fait mal – c’est insupportable – mais la Dame la tient fortement serrée et nous continuons.

Le jardin de la justice

J’arrive dans un magnifique jardin, si merveilleusement beau, tout à fait différent de ce qu’on voit ici sur terre. La Dame me conduit à un endroit et dit :
« C’est la Justice ; ceux du dehors doivent la chercher et la retrouver sinon le monde se perdra de nouveau. »
En disant cela, la Dame me montre l’extérieur. C’est comme si je pouvais ressentir la justice.
Ma main me fait très mal ; je n’en peux plus ; mais la Dame sourit et me fait avancer.

Le jardin de la vérité
Nous passons dans une autre partie du jardin et la Dame dit en faisant aller et venir le doigt comme pour nous mettre en garde :
« C’est la Vérité. Écoute bien. La Vérité elle aussi est ici, au-dedans mais pas au-dehors, absolument pas ! »,
ajoute-t-elle. La Vérité, je la perçois elle aussi comme une sensation qui s’empare de moi. Je veux dégager ma main de la sienne et je dis : « Elle est si lourde. »

L’Église catholique
Cependant, la Dame me montre ensuite quelque chose ; j’ai l’impression d’avoir une vue aérienne au-dessus de quelque chose. Je lève deux doigts et je vois tout à coup notre pape et, au-dessous de lui, le Vatican. Je vois ensuite toute l’Église de Rome. Au-dessus du Vatican, je vois écrit en gros caractères bien lisibles : « Encycliques ».
« C’est la bonne voie »,
me dit la Dame en insistant sur les mots.
« Mais on ne les fait pas siennes »,
dit-elle avec tristesse.
Je vois de nouveau le Vatican et, autour, toute l’Église catholique. La Dame me regarde et pose le doigt sur ses lèvres tout en me disant :
« Comme un secret entre toi et moi. »
Elle pose de nouveau le doigt sur ses lèvres et dit tout doucement :
« Là non plus, pas toujours. »
Elle me sourit de nouveau. D’un regard réconfortant, elle me dit alors :
« Mais cela peut s’arranger. »

Vivre avec son temps
Je vois ensuite devant moi d’autres églises de différentes confessions. Alors qu’elle lève le doigt en signe d’avertissement, la Dame, tout en me montrant une nouvelle fois toute l’Église catholique, me dit :
« L’Église catholique peut certes s’agrandir, mais… »
Elle marque une pause et je vois passer devant moi, de longues files de membres du clergé, d’étudiants, de religieuses, etc.… La Dame hoche de nouveau la tête et dit en insistant sur les mots :
« C’est très grave, mais ils sont bons à rien. »
Et elle répète :
« Ils sont bons à rien. »
Elle regarde au loin, d’un air sévère. Elle désigne les étudiants, les prêtres et les membres du clergé et dit avec autorité :
« Une meilleure formation, vivre avec son temps, être plus moderne, faire plus de social. »

Une nouvelle colombe blanche

Je vois ensuite une colombe noire voler au-dessus de notre Église. Je dis : « Pas une blanche, mais une noire. » La Dame montre cette colombe en disant :
« C’est l’esprit ancien qui doit disparaître. »
Je vois tout à coup cette colombe se changer en une colombe blanche. La Dame dit :
« Celle-ci est une colombe nouvelle, blanche. Elle émet des rayons de tous côtés car le monde vacille ; quelques années de plus, et le monde sombrerait. Mais Il vient et va mettre de l’ordre dans le monde, mais… »
La Dame marque une pause,
« …il faut qu’ils écoutent ! »
La Dame met l’accent sur les mots « il faut » comme si elle voulait donner un nouvel avertissement. Elle dit ensuite :
« Ils veulent s’en retourner, sortir d’ici ; ils ne veulent pas se rendre en cet endroit ; ça ne leur dit rien, aux hommes. »

Prendre la Croix
Puis elle me reprend avec elle et nous continuons. Nous nous enfonçons profondément dans le jardin et arrivons devant une grande croix.
« Prends-la. Il t’a précédée »,
me dit la Dame. Je refuse et j’ai l’impression que les gens du monde entier font de même et tournent le dos à la croix. Je me sens tirée par la main et je vois de nouveau la Dame devant moi, sa main dans la mienne. Elle me dit une nouvelle fois :
« Viens ! »

Avec la Croix dans le monde

Je vois à présent une forme lumineuse, toute diaphane, qui porte un long vêtement et nous précède ; il s’agit d’un homme mais d’un homme complètement spiritualisé. Il porte avec peine une très grande croix. Il la traîne pour ainsi dire sur le sol. Je ne peux pas voir son visage ; il ne fait qu’un faisceau de rayons. Il va dans le monde avec la croix, mais il n’y a personne pour Le suivre.
« Seul »,
me dit la Dame.
« Il marche seul, en ce monde.
Ça va encore empirer jusqu’à ce que quelque chose de grave se produise et que la croix, tout à coup, se dresse au milieu du monde. Ils seront alors bien obligés de regarder, qu’ils le veuillent ou non. »


La victoire de la Croix
Je vois ensuite toutes sortes d’images étranges. Je vois des croix gammées sous la Croix ; je les vois tomber ; puis des étoiles, elles chutent ; des faucilles et des marteaux, tout cela tombe sous cette Croix. Je vois du rouge ; le rouge ne disparaît pas complètement. La Dame dit :
« Tous lèvent les yeux. Voilà que tout d’un coup, ils veulent bien mais au prix…
Il faisait noir sur le globe terrestre ; mais maintenant, tout s’est éclairci. Tu vois bien maintenant que tout cela est sans importance. »

Le chapelet
La main se fait plus légère ; c’est ce que je sens. Tout d’un coup, je vois de nouveau la Dame, debout, le chapelet à la main. Elle dit :
« Continuez à prier, le monde entier ! »
Elle montre la croix et dit :
« Il faudra bien que le monde entier y revienne, des grands aux petits, des pauvres aux riches, mais ça demandera un effort. »
La Dame aidera
Je vois à présent le globe terrestre devant moi. Tandis qu’elle pose le pied dessus, la Dame dit :
« Je pose le pied sur le monde. Je les aiderai et les conduirai au but, mais il faut qu’ils m’écoutent. »

Puis, je vois tout à coup tout disparaître.



-----------
9 Quatre ans plus tard, en 1949, la République populaire de Chine fut proclamée à l’issue d’une dure guerre civile.
____________________________________________________________________________________________________________________
6e Message (3 janvier 1946)

Combat en Angleterre et en Europe
J’entends la voix qui dit :
« Angleterre, fais attention ! »
Je vois alors l’Angleterre et une grande église. Je comprends intérieurement : c’est l’Abbaye de Westminster. Je vois ensuite un évêque ; il n’est pas de notre Église. Je comprends intérieurement : c’est un évêque d’Angleterre. Je vois ensuite le pape, assis devant moi ; il regarde d’un air très sérieux. Puis je vois une nouvelle fois cet évêque ; ça concerne l’Angleterre. La Dame m’indique l’Angleterre ; je vois alors qu’il y a le mot « combat » au-dessus de la tête de l’évêque.
Je me sens dans un état si étrange ; c’est pour ainsi dire comme si tout était en train de changer en moi. Je ne sais pas l’expliquer. Je regarde tout d’un coup en haut à gauche et, de nouveau, je vois la Dame, debout. Elle est tout habillée de blanc et un peu élevée de terre. Elle me montre quelque chose. Je regarde et de nouveau, je vois l’Angleterre devant moi. La Dame me dit :
« Un combat va toucher l’Europe entière et s’étendre au-delà. »
Une sensation de lourdeur paralysante et de grande fatigue spirituelle s’empare de moi. La Dame dit :
« C’est un dur combat spirituel. »


Regarde la Croix
La Dame me dit ensuite :
« Viens ! »,
Et elle me montre ma main. C’est comme si on y déposait une croix. La Dame me fait voir à présent ce que je dois faire : je tiens la croix dans la main et tout en faisant voir la croix, je fais passer la main au-dessus de la terre en décrivant un cercle. La Dame me dit alors :
« Regarde donc la croix. »
Je le fais et tandis que je regarde, la croix sort de ma main et je ferme le poing que je dois regarder aussi. La Dame dit ensuite :
« Regarde maintenant de nouveau la croix. »
Et la croix se trouve de nouveau dans ma main. La Dame fait aller et venir son doigt en signe d’avertissement et dit :
« Cette croix, ils veulent la changer en d’autres croix. »
Je vois alors différentes choses tournoyer devant mes yeux : le communisme et un nouveau genre de mouvement qui va venir, une union entre la croix gammée et le communisme.


Combat
La Dame dit :
« Les chrétiens vont se fatiguer à force de combattre. »
Elle accentue le mot « fatiguer » et je me sens prise par une fatigue spirituelle.
La Dame me montre quelque chose devant moi ; je vois alors une bande de sable, un désert. Une chaire y est dressée. Puis la chaire disparaît et, le temps d’un éclair, je vois une nouvelle fois le même désert devant moi. J’entends une voix crier quelque chose dans une langue étrangère provenant d’un temps ancien. Ceci se reproduit à plusieurs reprises sous mes yeux, à toute vitesse.
La Dame me montre de nouveau quelque chose et je vois le Vatican. C’est comme s’il tournait sur lui-même au milieu du monde. À l’intérieur du Vatican, je vois le pape, la tête droite et deux doigts levés. Il regarde au loin d’un air grave. Je me frappe alors trois fois la poitrine.

Jeanne d’Arc

Puis, tout d’un coup, je vois quelqu’un à cheval, revêtu d’une armure. Comme je demande qui c’est, il m’est répondu :
« Jeanne d’Arc. »
Derrière elle, je vois soudain s’élever une grande cathédrale. Je demande quelle peut bien être cette église et j’entends intérieurement : c’est la cathédrale de Reims. Je vois ensuite un cortège qui s’avance et se dirige vers l’église. C’est un cortège comme dans les temps anciens avec quelqu’un à cheval. Il porte un bouclier et une épée ; il y a un grand nombre d’écuyers autour de lui. J’entends :
« Bourbon. »
J’ai l’impression que c’est pour plus tard.


Vérité, charité, équité
Je dois ensuite regarder dans mes mains ; je représente l’humanité. « Elles sont vides », je dis à la Dame. Elle regarde ; je dois alors les joindre sans la quitter du regard. La Dame me sourit. On dirait qu’elle descend d’un pas. Elle dit :
« Viens ! »
C’est alors pour ainsi dire comme si je parcourais le monde avec elle. Je me sens soudain terriblement fatiguée et je dis à la Dame : « Je suis tellement fatiguée, mortellement fatiguée. » Je le ressens dans tout mon corps. Mais la Dame continue à me faire avancer.
Je regarde alors devant moi et vois, écrit en très grandes lettres : « Vérité ». Je le lis à haute voix et nous continuons. La Dame hoche la tête. Elle a un air très grave et triste ; elle me dit :
« Vois-tu la Charité ? »
Je regarde de nouveau dans mes mains et dis : « J’ai les mains vides. » Elle me prend de nouveau par la main et nous continuons. Tout en voyant devant moi un espace vide sans fin, j’entends la Dame qui demande :
« Équité, justice, où sont-elles donc ? »

Jéricho
Puis, je vois de nouveau la croix dressée au milieu du monde ; la Dame la montre d’un geste. Il me faut la prendre mais je détourne la tête. C’est pour ainsi dire comme si j’étais l’humanité et que je repoussais la croix.
« Non »,
dit la Dame,
« il faut la prendre et la placer au centre. Il y aura une catégorie de gens qui vont se battre, se battre pour cela et je les mènerai au but. »
Tandis qu’elle dit cela, je suis saisie dans tout le corps par une douleur si épouvantable qu’une plainte m’échappe ; je dis à la Dame : « Oh ! Comme ça me fait mal ! » J’entends alors une voix crier très fort :
« Jéricho ! »
Et la Dame reprend sa place en hauteur. Elle baisse le regard, le porte sur moi et me dit :
« Cela, il faut le rapporter, ce que je t’ai communiqué ; il n’y aura pas de paix avant. »

Combat spirituel
Puis, de nouveau, je vois le pape entouré d’un certain nombre de prélats et d’autres messieurs. Je dis : « On dirait qu’ils sont en conférence ». On discute fort. Il y en a qui paraissent contrariés. La Dame dit :
« C’est le combat spirituel qui se propage dans le monde. Celui-là est bien pire que l’autre et le monde en est miné de l’intérieur. »

Ego sum
C’est alors pour ainsi dire comme si j’avançais sur la terre et fouillais le sol. Il me semble descendre continuellement en rampant sous le sol et passer par toutes sortes de galeries. D’un seul coup, c’est fini et j’entends :
« Je suis là. »
J’entends alors une voix qui dit :
« Ego sum »



Et je dis tout bas : « Et le monde est petit. » La Dame dit ensuite en pointant le doigt :
« Allez et diffusez. »
Et d’un seul coup, tout disparaît.

-----------
10 Latin pour « Je suis ».
____________________________________________________________________________________________________________________
7e Messagee (7 février 1946)

L’Europe mise en garde
Je vois soudain la Dame debout. Elle fait aller et venir le doigt en signe d’avertissement et dit :
« Regarde l’ensemble de l’Europe et avertis les peuples d’Europe. »
La Dame, le regard très grave, dit :
« Ora et labora.

11

»
Et de nouveau, elle fait aller et venir le doigt en signe d’avertissement. La Dame me fait voir alors un loup. Ce loup passe de long en large devant moi. L’animal disparaît subitement. Elle me fait voir ensuite une tête de mouton avec, tout autour de la tête, des cornes enchevêtrées. La Dame répète alors :
« L’Europe doit faire attention ; avertis les peuples d’Europe ! »


Conflits et calamités

Elle me fait voir ensuite Rome ; je vois très clairement tourner le Vatican. On dirait que la Dame, à présent, me fait signe du doigt pour que je m’approche ; elle dit :
« Viens. Regarde bien ça ! »
Elle lève alors trois doigts puis toute la main, c’est-à-dire les cinq doigts. Elle refait ce geste à plusieurs reprises devant moi.
« Regarde bien et écoute »,
dit-elle.
« L’Est contre l’Ouest. »
J’entends ensuite la Dame répéter :
« Fais attention, Europe ! »
Tout d’un coup, voici l’Angleterre. La Dame fait un mouvement comme si elle descendait une marche ; on dirait qu’elle pose le pied sur l’Angleterre. J’observe bien : je vois la Dame joindre les mains. Elle donne alors un nouvel avertissement. Je l’entends dire :
« Malheur à toi, Angleterre ! »

De nouveau, la Dame me fait signe de bien regarder. Alors, tout d’un coup, je vois une nouvelle fois Rome et le pape. Assis, le pape tient en main un livre ouvert qu’il me fait voir. Je n’arrive pas à voir de quel genre de livre il s’agit. Le pape tourne ensuite ce livre dans tous les sens. J’entends la Dame dire :
« Mais il y a là beaucoup à changer. »
Et elle indique l’endroit où est le pape. Très grave, elle secoue la tête de droite à gauche.
De nouveau, la Dame lève les trois doigts puis les cinq doigts. Une sensation de confusion me saisit ; j’entends la Dame dire :
« De nouvelles calamités vont s’abattre sur le monde. »

Laissez venir à Moi les petits

Tout à coup, voici une plaine sous mes yeux. On y dépose un gros œuf ; tandis que je regarde, je vois une autruche s’enfuir à toutes jambes.
Je vois ensuite un grand nombre d’enfants noirs, puis, de nouveau, un avertissement et des enfants blancs. J’ai l’idée qu’il y a là Notre Seigneur Jésus et des enfants qui l’entourent. C’est une Silhouette lumineuse que je vois. J’entends :
« Laissez venir à Moi les petits ! »
Et je vois écrit : « Il faut élever les enfants dans la doctrine chrétienne. »

Alunissage
Je vois ensuite la partie d’une carte. J’entends :
« Judée »,
et je vois écrit : « Jérusalem ». Je vois alors subitement deux lignes avec une flèche aux extrémités ; « Russie » est écrit sur l’une et « Amérique » sur l’autre.

C’est alors pour ainsi dire comme si je me trouvais avec la Dame au-dessus du globe. La Dame m’indique quelque chose et je distingue très clairement la lune devant moi. Il y a quelque chose qui s’approche en volant ; je vois cette chose se poser sur la lune

. Je dis : « Il y a quelque chose qui se pose, qui se pose sur la lune. » J’ai l’impression de flotter dans l’espace. Tout me paraît si étrange autour de moi et je dis : « Une sorte de phénomène naturel. »

Unité en Europe. Angleterre
J’entends ensuite la Dame qui dit :
« Peuples d’Europe, rassemblez-vous. Les choses ne vont pas bien, ici. »
Je vois l’Allemagne au milieu de l’Europe et c’est comme si ce pays cherchait à se dégager de là.
Puis je vois encore l’Angleterre et il me faut cette fois tenir fortement des deux mains la couronne. C’est pour ainsi dire comme si la couronne oscillait et qu’il me fallait la tirer pour la fixer au-dessus de l’Angleterre.
J’entends :
« Angleterre, prends bien conscience de ta mission. Angleterre, tu dois retourner au Très-Haut, the Highest

13

. »
Et alors, tout d’un coup, la Dame a disparu.
-----------
11 Latin pour « Prie et travaille ».
12 La voyante a reconnu, dans cette image, le premier alunissage télévisé de l’année 1969.
13 Ces mots : « le Très-Haut » sont dits en anglais par la Dame.
____________________________________________________________________________________________________________________
8e Message (25 février 1946)

La Vérité est introuvable
Je vois une lumière crue et, en hauteur, la Dame. Elle indique ce qui est en bas et je vois l’Europe. La Dame secoue la tête de gauche à droite. Je vois à ses pieds comme des petits anges ; pendant que je les regarde, ils ramènent d’un coup leurs ailes sur leur visage. Une grande lumière vient alors envelopper la Dame. Plus je regarde la terre, plus celle-ci devient sombre ; du doigt, la Dame attire mon attention là-dessus. Je lève une nouvelle fois les yeux sur elle mais elle me montre la terre d’un air sévère et, là, je vois dans cette obscurité, écrit en grandes lettres, le mot : « Vérité ».
Tout à coup, les petits anges sont de nouveau à ses pieds et ils ramènent cette fois encore leurs ailes devant leur visage. La Dame me dit :
« Tu dois les mettre en garde. La Vérité est introuvable. »
Je me dis en moi-même : comment faire ? La Dame me fait un signe en direction du bas et dit :
« Allez et diffusez ! »
Du doigt, elle montre le monde. J’y vois beaucoup de membres du clergé, beaucoup d’églises, mais sans bien les distinguer.

La Croix au milieu du monde

La Dame me montre une nouvelle fois le monde et dit :
« Cherche et vois si tu peux Le trouver. »
Je cherche et cherche et je lui dis : « Je suis tellement fatiguée et ça me fait horriblement mal. »
Je vois tout à coup descendre d’elle une grande et longue croix. On dirait que quelqu’un la traîne mais je ne vois pas cette Personne ; je ne vois que la croix. La croix suit le long chemin qui descend vers la terre et, d’un seul coup, je la vois dressée au milieu du monde. Je regarde de nouveau la Dame et je vois s’avancer une longue file de gens ; il me semble que ce sont des pèlerins.

Vérité, Foi et Amour
La Dame me dit :
« Regarde. »
Et elle décrit au-dessus du monde un arc de cercle, une courbe. J’ai l’impression qu’elle y écrit quelque chose et, à haute voix, je lis le mot « Vérité » : celui-ci est au milieu. Elle écrit ensuite à gauche un mot et je lis : « Foi » ; enfin un à droite, et je lis : « Amour ». La Dame m’indique le tout et dit :
« Allez et diffusez ! »
Elle m’indique une fois de plus la courbe et dit :
« Voilà ce qui doit revenir. En apparence, c’est là, mais en réalité, ça ne l’est pas. »
Et dans son regard se lit une terrible tristesse.

Calamité sur calamité

Après cela, une force m’oblige à dire : « Calamité sur calamité, des calamités naturelles. » Je vois ensuite le mot « Faim », qui est écrit, et le mot « Chaos Politique »

. La Dame dit :
« Ce n’est pas seulement pour ton pays, mais c’est sur le monde entier. »
Je suis prise d’une terrible douleur et dis : « C’est encore une période d’oppression et de peine qui s’étend encore sur le monde. » Je vois ensuite écrit le mot « Désespéré ».
Je me trouve soudain entourée de lumière et je vois la Dame comme si elle descendait. Elle m’indique les trois mots : « Vérité », « Foi » et « Amour ». La Dame sourit et me dit :
« Mais il va falloir apprendre beaucoup de choses. »

Ecce Homo
Tout à coup, elle porte mon attention sur la droite et je vois quelqu’un qui est assis et qui porte une longue barbe blanche. L’homme est vêtu d’un long vêtement ; il pointe deux doigts joints vers le haut. Sous son coude, il y a un gros livre et devant lui, une grande clef.
L’image s’efface et la Dame me dit une fois de plus :
« Regarde ! »
Et elle me fait voir à présent quelque chose d’autre. C’est une grande pierre sur laquelle est couché un agneau. J’entends une voix dire :
« Ecce Homo. 14 »

7Quand, en 1963, le Cardinal Montini devint pape sous le nom de Paul VI et que la voyante le vit à la télévision, elle reconnut immédiatement en lui ce troisième pape.
8La voyante l’a identifiée plus tard avec la guerre du Golfe de 1991, qui fut courte mais dévastatrice. À cette époque-là, elle n’avait, bien sûr, aucune idée de l’usage des missiles. C’est pourquoi elle la qualifia d’ « étrange ».