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21.05.2009
LUCIFER ET SATAN DANS L'HISTOIRE
LUCIFER ET SATAN DANS L'HISTOIRE
LA GENESE
Pendant les premiers siècles du christianisme, Jésus Christ est appelé LUCIFER, c'est-à-dire le porteur de lumière (du latin lux, lumière et de ferre, porter) et ce n'est qu'à partir du Moyen-Âge qu'il désignera le Démon.
Dans le livre de la Genèse où il est rapporté la tradition des origines de l'Univers et de l'Homme, il n'est question que du serpent Tentateur d'Ève, mais le nom de Satan ou de Lucifer ne figure nulle part.

Or, dans le "Livre du prophète Isaïe (XIV, 12/15), on trouve ce verset : :
| "Oh ! Quelle chute as-tu faite du haut des Cieux, Astre du matin, fils de l'Aurore ! ... |
Origène, dans son De principiis, fut le premier à considérer que ce passage attestait de ce que Lucifer – l'Astre du matin - était tombé dans l'Abîme pour avoir voulu égaler Dieu et que sa déchéance lui avait valu de devenir Satan, l'Accusateur, le Tentateur et, en fait, le Diable.
Par la suite, Tertulien, Saint Cyprien, Saint Ambroise et bien d'autres, moins illustres, ont accrédité cette thèse. Ainsi, le Diable n'est entré dans la théologie et donc dans la Genèse que postérieurement aux premiers textes à proprement parler chrétiens – les Évangiles – sur la base de l'interprétation d'un texte hébraïque.
Les exégètes modernes, bien que la trouvant insuffisante, justifient cette antique interprétation et admettent donc désormais que le texte d'Isaïe est le plus ancien témoignage de la Chute de l'Archange, porteur de Lumière, vers les Ténèbres de l'Abîme.
Il faut toutefois indiquer que d'autres exégètes n'ont vu dans ce texte que la prédiction de la chute de Babylone et de son dernier roi. Pour ces auteurs, il n'y a donc pas de Diable dès lors que l'on n'en trouve trace nulle part ailleurs dans la Genèse.

LE TRIOMPHE DU DIABLE
Le véritable triomphe du Diable n'intervient qu'au Moyen-Âge puisque ce n'est qu'à cette époque que son existence est posée comme un dogme de la foi catholique et que son existence est érigée au rang de Vérité révélée. Ce dogme affirme par ailleurs que, suite à sa déchéance, Lucifer, l'Ange de la Lumière, est devenu Satan, le Prince des Ténèbres, autrement dit le Diable, et que ce n'est pas dans l'Abîme qu'il a été précipité mais dans les Enfers.
L'érection de ce dogme intervient à une période particulièrement obscurantiste, marquée par de nombreuses catastrophes (épidémies, guerres, massacres, famines, mouvements climatiques), souvent présentées comme l'œuvre du Diable.
Dès lors, la théologie va se diviser en une théodicée, l'étude de Dieu, et une démonologie, l'étude du Diable.
Au temps des réformes, de Luther, lorsque le monde laïc est en pleine crise religieuse, les grandes confessions se battent pour essayer de convaincre les chrétiens de les suivre. Protestants comme catholiques font une surenchère sur le Diable et définissent de plus en plus nettement le Démon comme étant capable d'intervenir à peu près dans tous les actes de l'existence; ils valorisent ainsi une idée nouvelle, apparue à la fin du Moyen-Age, l'idée de la sorcellerie. C’est la transcription de fantasmes à propos d'une secte démoniaque, d’humains qui ont abandonné la foi chrétienne et qui se réunissent dans des lieux secrets pour pratiquer un culte particulier, le Sabbat, et pour faire le plus de mal possible autour d'eux.

CELUI QUE L’ON APPELLE DE TOUS LES NOMS
Le démon n’a été représenté de façon précise qu’à partir du XIème ou XIIème siècle. A ce moment-là on a utilisé l’ancienne imagerie païenne remontant au dieu Pan - une apparence de bouc - en utilisant ses principaux attributs : sabots, toison, mauvaise odeur, etc.
Le Diable n'est pas une spécificité chrétienne. Il existe dans les autres religions. Il est Mâra qui tenta le Bouddha, Belzébuth (Baal Zebub) chez les Philistins, Ham Shatan, Satan pour les
Hébreux, Ahriman, le dieu du Mal des Perses, Iblis, qui refusa de se prosterner devant Allah dans le Coran, Lilith, la seconde femme d'Adam, dans le Talmud. De même, il sera Méphisto dans la légende du docteur Faust.
Quelques traits communs caractérisent tous ces diables. Ils symbolisent ou personnifient le mal. Esprit ou ange, opposé à la divinité, le Diable est un être de feu, régnant dans l'Enfer. Mais il revient tenter les hommes et peut même s'emparer de leur corps, les posséder.
Les termes employés pour qualifier le Diable révèlent clairement ce qu'il personnifie : le Séducteur, le Tentateur, le Menteur, le Malfaisant, le Mauvais, le Malin, l'Accusateur, l'Adversaire, l'Ennemi, le Prince des Ténèbres. C'est la "Bête" de l'Apocalypse.
Dans l'imagination populaire et selon les pays ou les provinces, on l'appelle la Bête, le Grand Nègre, le Cavalier noir, Magistelus ou le Petit Maître, l'Homme noir, l'Autre, le Grippi ("celui qui griffe"), le Harpi, le Grand Bicquiou ("le Grand Bouc"), Cornic ("le Cornu"), l'Homme aux ongles de fer, l'Homme roux, le Gars aux pieds de cheval, le Peû, Chouse, Cheuchevieille, Georgon... Et, avec plus de familiarité : Vieux Pôl, Ricouquet, Bigette, le Joli Garçon, Compère Misloret…

EXORCISME ET DEMONOLOGIE
La démonologie présente Satan comme le chef des anges rebelles à Dieu. Vaincus par les anges fidèles conduits par l'archange Michel, ils ont été chassés du Ciel et condamnés à l'Enfer. Mais ils reviennent sur Terre, "cherchant à nuire aux hommes en les portant au mal par la tentation".
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LIRE A CE SUJET : Les Visions d'Anne-Catherine Emmerich et plus particulièrement : “La chute des anges” |
Au XXIème siècle il n’existe pas de prêtres exorcistes en Allemagne, car l'épiscopat allemand a décidé de ne pas en nommer. C'est une stratégie pastorale: il vaut mieux annoncer Jésus-Christ que de s'occuper du Diable. Le Portugal est dans le même cas, mais pour des raisons différentes : il y a probablement eu trop d'excès.
En France chaque diocèse a un prêtre exorciste; leur principe de base est souvent de ne pas vouloir rencontrer le Diable à tout prix à travers la personne en question, mais d'essayer de comprendre la souffrance cachée de celle-ci.
Le nombre d'exorcistes en France a beaucoup augmenté depuis quelques décennies, car les gens ont davantage tendance à interpréter leurs malheurs dans la sphère religieuse. Ces prêtres reçoivent indifféremment des chrétiens, des croyants d’autres religions, des athées ...
Si les premiers papes se sont peu engagés sur cette doctrine, le courant finit par s'inverser : Jean III, au VIème siècle et le concile de Braga ont condamné ceux qui refusent de croire aux démons, les anges déchus. Le concile de Latran IV (1215) et le concile de Trente ont seulement confirmé que le Démon a entraîné et entraîne l'homme à pécher. Au XXème siècle, Paul VI l'a défini comme un "être purement spirituel", c'est-à-dire l'orgueil qui incite l'homme à se vouloir semblable à Dieu, sa pire ruse consistant à faire croire qu'il n'existe pas.
La démonologie établit ainsi que, dans la Bible, les anges sont les messagers et les ministres de Dieu dans ses relations avec les hommes et que, dès leur création, ils eurent le choix entre le bien et le mal. Parmi les anges qui choisirent le mal en s'éloignant de Dieu (anges des ténèbres ou anges déchus) figurent Satan, Belzébuth et Asmodée.
Parmi les anges qui restèrent fidèles à Dieu la Bible cite nommément trois : Michel, qui
vainquit Lucifer, Raphaël, qui protégea le jeune Tobie, et Gabriel, qui annonça à Marie l'incarnation du Verbe.
Dans le cadre de la recherche scientifique ainsi opérée, les démonologues vont établir que la preuve du Diable est aussi établie par d'autres passages de l'écriture : la Genèse (43, 1), le livre d'Énoch et de Job ainsi que dans le récit évangélique des tentations du Christ (Matthieu 4)
L'EGLISE CONTRE SATAN
1. L'existence du démon.
Avant tout il faut cadrer le problème de l'existence du démon, mise en discussion par un bon nombre de théologiens rationalistes qui voudraient interpréter satan seulement comme un mythe ou un symbole du mal en général. A ces savants, nous rappelons l'enseignement du Catéchisme de l’Église Catholique
| Quand, à la fin du «Notre Père» nous disons «mais délivre-nous du mal», par «mal» s'entend la personne du Malin, non le mal en général (CCC n°2851). |
Le Pape Paul VI dit, relativement au diable :
| «Satan est un agent pervers et de perversion... ce n'est pas seulement un démon, mais une terrible pluralité. Donc, satan est une personne, et même une pluralité de personnes ; il comprend tous les anges qui, ayant refusé d'obéir à Dieu, sont devenus des démons, c’est-à-dire rebelles et maudits. A l'appui de cette doctrine de l’Église, il est opportun de rechercher dans la Bible quelques passages d'où émerge que l'existence de satan est clairement révélée dans 1'Ecriture ; en outre, on peut comprendre que parler du démon signifie parler indirectement du Christ, puisque la Bible affirme que Jésus est le Sauveur, venu nous libérer du pouvoir du Malin. « Satan est libre, intelligent et doté d 'esprit d'initiative ». |
| LIRE A CE SUJET : Visions et prophéties du vénérable Père Jean-Edouard LAMY LES ANGES et LUCIFER ET SATAN |
2. L'action du diable.
Son activité principale, que nous pouvons définir comme ordinaire, consiste à tenter l'homme au mal en cherchant à le faire s'éloigner de Dieu. C'est pourquoi il ne suffit pas seulement de « croire en Dieu » - ce qui est le propre de 90% de nos contemporains - mais il est nécessaire de faire la volonté de Dieu.
| «Au cours de mes 45.000 exorcismes - raconte ironiquement dom Amorth - je n'ai jamais rencontré un diable qui ne croie pas en Dieu. Croire ne sert à rien ; il faut plutôt faire ce que Jésus nous a dit de faire» (cf. Jc 2.14-20; Mt 7.21). |
A cette action tentatrice du démon nous sommes tous soumis, et pour toute notre vie, comme cela s'est produit aussi pour Jésus et Marie ; c'est pourquoi il est nécessaire de veiller, de fuir les occasions de péché et surtout de prier, car seuls nous perdons la lutte contre satan, tandis que nous en serons vainqueurs si nous nous unissons au Christ dans l'oraison.
Il existe aussi une activité extraordinaire du démon, qui consiste en son pouvoir d'occasionner des troubles particuliers, exceptionnels ; cela se produit quelquefois par notre propre faute, mais aussi parfois par celle d'autrui. Nous pouvons classifier ces maux selon 4 catégories, bien qu'il n'existe pas un langage commun parmi les exorcistes pour décrire les phénomènes démoniaques :
possession : le diable entre dans le corps humain et se manifeste par des gestes et des paroles. Dans un tel cas, qu'il soit bien clair que satan ne peut jamais se rendre maître de l'âme.
vexation : le démon frappe une personne avec des souffrances et des maléfices, agissant sur le plan de la santé, des affections ou du travail. C'est un cas très difficile à discerner car souvent ces maux proviennent de satan mais d'une manière indirecte, non évidente, jusqu'à sembler provoqués par des phénomènes naturels. Pourtant, les personnes frappées, souvent incomprises des prêtres et Évêques peu instruits de ces faits, tournent alors leur recherche d'aide vers des mages ; les problèmes se compliquent alors ultérieurement car toute magie tire son efficacité du royaume des ténèbres.
C'est une illusion stupide de penser que la magie dite «blanche», celle qui semble poursuivre une finalité de bien, puisse utiliser le pouvoir du Malin pour devenir bénéfique et éliminer le mal. La magie est toujours noire, toujours maléfique. même quand elle est présentée comme « bonne ».
obsession : il s'agit de troubles donnés à l'homme, qui frappent sa sérénité intérieure, son équilibre psycho-émotif. Satan agresse en causant des perturbations, angoisses et tourments intimes.
infestations : on entend ces maléfices qui frappent également les choses et les animaux. Le Catéchisme de l’Église Catholique affirme qu'on peut faire des exorcismes aussi aux choses (CCC n°1673), et, de fait, il arrive parfois de devoir exorciser des maisons ou des lieux
Tous ces maux particuliers - qui toutefois n'ont jamais de pouvoir sur l'âme - se reçoivent pour 4 motifs :
a) par libre initiative du démon. Dieu, en vertu de la liberté accordée à chaque créature, tolère que satan opère le mal, même si le mal n'est pas la volonté du Seigneur. Sa non-intervention immédiate ne représente pas pour autant une permission de Dieu au mal. Les motifs de cette volonté divine nous échappent en partie ; pourtant, nous savons que le Tout-Puissant a le pouvoir de transformer le mal en bien.
De nombreux saints ont été frappés de possessions, vexations, obsessions et se sont sanctifiés à travers ces épreuves: Padre Pio, le Curé d'Ars, Ste Gemma... N'oublions pas la valeur de la croix. Les maux sataniques, offerts en sacrifice à Dieu, ont un énorme pouvoir de rédemption.
b) par la fréquentation de lieux dangereux : mages, cartomanciennes, groupes sataniques, séances de spiritisme.
c) par la persistance dans le péché grave. Avec le temps, on « s'endurcit » dans le péché et le mal creuse plus profondément ses racines en nous.
d) par les maléfices : c'est la cause la plus commune, qui regarde 90% des cas et ne dépend pas de celui qui subit les maux. « Maléfice » signifie un mal fait avec l'aide du démon. Qui peut le faire ? Non pas tous mais seulement les mages réellement en contact avec le diable. On connaît diverses formes de maléfices : envoûtement, enchaînement, mauvais œil... Sont coupables de tels maux celui qui ordonne les maléfices et celui qui les fait.
Autres actions du diable
Souvent, l'action du Malin a été favorisée par le Péché, mais beaucoup doivent à la consultation de voyants, séances de spiritisme leurs problèmes... quand ce n'est pas carrément l'usage de la magie (qu'elle soit dite blanche, rouge ou noire), directement ou indirectement (recours à des mages, sorciers etc...) qui est à l'origine de la mise en place de liens maléfiques lesquels peuvent demeurer cachés et insoupçonnés durant des années. De façon générale, tout contact avec quelque forme de pratique ésotérique que ce soit est néfaste; sans parler de ceux qui se laissent aller à fréquenter des sectes sataniques etc...
La fréquentation de certains lieux infestés par le Malin est également de nature à induire des problèmes.
Parfois, il s'est vu que le Démon attaque aussi des Saints. Dans ces cas-là, il faut y voir une épreuve consentie par Dieu afin de les faire grandir davantage dans la sainteté. Leur Combat Spirituel les rendant finalement plus proches de Dieu encore. Comme toujours, d'un mal Dieu tire un bien encore plus grand.
| «C'est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés. Donc tenez bon et ne vous remettez pas sous le joug de l'esclavage» (Gal 5, 1) |
| «Elle est sûre cette Parole : |
Jésus Christ a vaincu Satan définitivement. Il nous a rachetés par son sacrifice sur la Croix afin que nous ayons la Vie éternelle.
| "C'est par le nom de Jésus Christ que cet homme se présente devant vous parfaitement guéri. Il n'existe pas d'autre nom qui ait été donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés" (Actes 4, 10-12) |

3. L'autorité que le Christ a conféré à l’Église afin qu'elle chasse satan.
Jésus a donné ce pouvoir, d'abord aux Douze, puis à 72 disciples ; enfin, Il l’a étendu à tous les croyants :
| «Voici les signes qui accompagneront ceux qui croient : en mon nom, ils chasseront les démons» (Mc 16.17) |
Pourtant, aujourd'hui l'exorcisme peut être fait seulement par un prêtre autorisé par son propre Évêque, et avec la permission de l’Évêque du lieu. Toutefois, chaque fidèle peut réciter des prières de libération, pour soi-même et pour les autres, sans qu'il soit besoin de l'autorisation de l’Évêque, lequel peut au maximum prohiber la forme publique ou le lieu où ces implorations sont faites.
La finalité de ces prières est la même que celle de l'exorcisme, c’est-à-dire chasser satan ; mais tandis que l'exorcisme est la prière officielle et publique faite au nom de l’Église - et c'est pourquoi elle est intrinsèquement plus efficace - la prière de libération reste toujours une prière privée qui, dans quelques cas, peut quand même donner de grands résultats.
En fait, au temps de Ste Catherine, il est arrivé qu'on lui amène les cas de possession les plus difficiles : Catherine, qui n'était pas prêtre mais qui était sainte, réussissait à les libérer. Ainsi en fut-il de St François, St Léopold Mandic et de tant d'autres saints qui, bien que n'étant pas exorcistes, ont libéré de nombreux possédés. En règle générale, le pouvoir de chasser les démons dépend de la foi et de la prière.
Maximilien Curletti
TEMOIGNAGE : UN EXORCISME DE JEAN-PAUL II
On raconte de nombreux cas d’exorcismes pratiqués par Jean-Paul II. En voici un parmi d’autres, raconté par le photographe officiel du Pape, Arturo Mari :
«Je me souviens que durant une audience générale ils ont fait venir une fille, très particulière.
À un moment de l’audience, elle s’est mise à hurler. Sa voix n’était pas humaine, elle ressemblait à celle d’une bête ou, plus exactement, elle semblait venir d’outre-tombe. La jeune fille prononçait des paroles très violentes, imprégnées de colère et de haine.
Le vice gouverneur, Monsignore Danzi, est descendu, il a cherché à lui parler mais sans aucun effet. Aussi la fille se déchaînait-elle encore davantage, elle criait des paroles encore plus vulgaires, offensives.
Après l’audience, le Saint Père a commencé à recevoir les invités, puis il est monté sur la papamobile et est parti pour rentrer au Saint Siège. À la hauteur de l’Arc des Cloches, il y avait la fille, parce que justement on l’avait placée là contre le mur de la basilique.
C’était une jeune fille de 20-22 ans, mince, mais elle avait tant de force que six fonctionnaires de l’antichambre, appelés habituellement «sediari», jeunes gens robustes, n’arrivaient pas à la maintenir immobile. Elle avait une force inconcevable, surhumaine.
Quand ils ont dit au pape ce qui se passait, le Saint Père a fait arrêter la voiture, il est descendu et à ce moment s’est passé le ’pandémonium’. La jeune fille s’est mise à crier : «va-t’en vieil estropié ! Maudit !...» et de sa bouche, sortait une salive verdâtre, foncée. Son visage n’était pas humain. Les jeunes gens qui la retenaient étaient tout en sueur, ils n’arrivaient pas à la maintenir immobile. À ce moment, la jeune fille n’avait pas visage humain. Sa force non plus ne pouvait être humaine.
Le Saint Père s’est approché, il a fait le signe de croix et a commencé à prier en latin.
J’étais à une certaine distance, je n’entendais pas les paroles du Pape, en revanche j’entendais très distinctement la jeune fille qui continuait à crier : «Vieil estropié, tu es malade !» À un certain moment, pendant que le Pape priait, la voix de la jeune fille s’est atténuée, est devenue presque une lamentation : «Mais tu sais que je ne peux rien contre toi. Je ne peux rien, tu es trop fort, trop fort».
Le Saint Père, priant, a mis la main sur sa tête et alors on a entendu un cri, comme arraché du ventre. Le Pape l’a bénie, l’a touchée de nouveau. La voix de la jeune fille était encore plus faible, elle répétait : «ça suffit, maudit», et après environ 20 minutes elle s’est tue. Puis elle s’est affaissée et son visage a repris sa physionomie normale, mais elle était littéralement trempée de sueur. Après cela, elle a ouvert les yeux et a regardé le Pape. Le Saint Père l’a caressée, bénie, et ensuite il est parti.
J’étais stupéfait, bouleversé. Des phrases contre le Pape, du ton de la voix, inhumain, et surtout de la simplicité de l’intervention de Jean Paul II».
LES LUTTES DE L'EGLISE
Que fait l'Eglise, face au déferlement du phénomène satanique ?
Don Amorth :
Elle est complètement absente! Depuis 300 ans on a cessé de faire des exorcismes dans l'Eglise latine (il n'en est pas de même dans l'Eglise orthodoxe et dans certaines confessions protestantes). C'est pourquoi les prêtres et Evêques, n'ayant jamais vu d'exorcisme, n'en parlent jamais ; ayant évacué de la foi catholique telle qu'elle est enseignée dans les séminaires la présence personnelle du diable, ils n'y croient plus. J'estime que 99% des Evêques ne croient plus à l'action extraordinaire du démon.
Il suffit de voir le nouveau rituel exorciste préparé par le Saint Siège: il a été fait par des personnes complètement incompétentes, et qui ont peur des exorcismes.
| "S'il n'y a pas la certitude de la présence de satan, on ne fait pas d'exorcisme" |
…..dit le nouveau rituel. Mais c'est absurde: satan se cache, il se camoufle de toutes les manières. L'ancien rituel romain enseignait la prudence, pour ne pas confondre des maux psychiques avec des infestations diaboliques, mais il enseignait aussi les trucs que le démon utilise pour camoufler sa présence.
Je dirai plus : Le nouveau rituel interdit de faire des exorcismes en cas de maléfices : mais les cas de maléfices représentent 90% de tous les cas d'infestation diabolique. Selon le nouveau rituel, donc, il ne faudrait jamais pratiquer d'exorcismes!
Incroyables sont ces réformes liturgiques qui partent de la présupposition que l'Eglise s'est fourvoyée durant des siècles. Oui, satan est partout. Et il peut oeuvrer à sa guise car ceux qui le gênent le moins, ce sont les prêtres !
Le Vatican encourage la formation des prêtres contre le satanisme :
Le Vatican est décidé à poursuivre la formation des prêtres face à la montée du satanisme et lance jeudi un nouveau séminaire universitaire pour contrer les agissements prêtés au "Malin".
Les cours en "exorcisme et prière de libération" sont dispensés à l'université pontificale Regina Apostolorum dirigée par les Légionnaires du Christ, un ordre religieux conservateur.
Le Vatican s'alarme de la montée des pratiques satanistes chez les jeunes. En Italie, ces adeptes sévissent sur l'internet avec plus de 500 clubs, a révélé début octobre une enquête réalisée par l'école de journalisme de l'Université de Palerme.
Trois jeunes membre d'un groupe de rock heavy metal baptisé les "Bêtes de satan" ont été condamnés au début de l'année à de lourdes peines de prison pour des meurtres rituels commis en 1998. Ils étaient âgés d'une vingtaine d'années au moment des faits.
Leur nombre est estimé à 400 en Italie et tous les diocèses n'ont pas d'exorciste attitré.
Benoît XVI est décidé à valoriser leur rôle. Il les a encouragés dans leur "important ministère au service de l'Eglise" dans un message à l'occasion du congrès national des prêtres exorcistes organisé le 14 septembre à Rome. Réservés aux prêtres et aux séminaristes étudiants en théologie, les premiers cours de l'université pontificale Regina Apostolorum ont attiré plus d'une centaine d'élèves de tous âges venus du monde entier.
L'Université a annoncé les interventions d'un représentant du pape Benoît XVI, Mgr Angelo Comastri, vicaire général pour l'Etat du Vatican et d'un exorciste, Mgr Andrea Gemma, évêque de Isernia-Venafro, lors de la présentation jeudi du second séminaire, consacré à la démonologie, à l'occultisme et à la figure du Diable dans les cultures anciennes et modernes, ce qui inclut le cinéma, la musique et l'internet.
ROME, 11 oct 2005 (AFP)
15:12 Publié dans LUCIFER ET SATAN-EXORCISME | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Extraordinaire étude, fort belle, plus que remarquable !!
Saint Esprit, tu es partout !!!!!!!!!!
Ecrit par : Jean Manaus | 03.09.2009
Merci Jean ! Le sujet complet (5 pages) peut se lire là :
http://leraton-laveuretl-aigle.blogspirit.com/lucifer-et-satan-exorcisme/
Ecrit par : jo | 03.09.2009
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