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05.07.2009
II - LE PURGATOIRE RACONTE
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- LE PURGATOIRE RACONTE (Suite)
XVIIIe SIECLE
| SAINTE VERONIQUE GIULIANI (1660/1727)
| «L'épouse du Crucifié » (Sposa del Crocifisso) entendit un jour la voix d'une jeune novice décédée du monastère de Florence : «0 sœur, puisque vous avez payé ma dette, je ne manquerai pas de prier pour vous et tout votre monastère. Si je pouvais retourner à la vie terrestre, je serais bien vite une sainte, et si les moniales de votre couvent savaient ce qu'est le purgatoire, elles sauraient vivre en vraies religieuses. Je vous le dis encore : que vos sœurs aient une idée du purgatoire, toutes alors seront des saintes» |
| «Avant de quitter Plaisance, la jeune Orsola, prenant tout son courage, avait dit à son père : «Maintenant que vous avez le temps, pensez à ce que doit faire un chrétien, faites une bonne confession» Pendant que je lui disais cela, écrit Véronique, il changea de visage et me demanda : «Pourquoi me dites-vous cela ?» Je répondis : «Je me sens inspirée de vous le dire» Je savais qu'il y avait longtemps qu'il ne s'était pas confessé. Je sus qu'il se confessa peu après». |
| «Le pauvre Francesco Giuliani retomba ensuite dans ses faiblesses. «Il me semblait qu'on me disait mystérieusement que mon père était mort. Je cherchais à me distraire de ces pensées et à me résigner à la volonté de Dieu. Peu après, je vis mon père en songe. Il était très malade et dans son agonie se recommandait à mes prières. Je m'éveillai, mais je demeurai sous le coup d'une appréhension telle que j'eus comme la certitude que tout cela n'était pas un songe. La nuit suivante, je revis encore mon père : il était mourant, je le vis expirer. Je m'éveillai sous une poignante impression de douleur et je pleurai beaucoup. Mon cœur était gros de larmes, j'étais persuadée que je venais d'assister à la mort de mon père. J'avais reçu cependant, très peu de temps avant, une lettre où il me disait qu'il se portait bien. Mais après cette dernière nuit, je n'écoutais plus celles qui venaient pour me persuader que je me trompais et qu'il ne fallait pas croire aux rêves. Je cherchai à me distraire, mais je ne doutai pas de cette mort. Enfin, la nouvelle arriva. Il était vraiment mort à l'heure où je l'avais vu expirer. Mon chagrin fut extrême parce que je craignais pour son âme. Aussi je priai avec ardeur pour lui. Je vis alors une vision : un endroit horrible et plein d'épouvante et je compris que l'âme de mon père s'y trouvait. Jamais je ne pourrais exprimer ma douleur : je craignais que ce ne fût l'enfer ! Je demeurai longtemps dans cette peine cruelle. Je ne me souviens pas de lui avoir appliqué des suffrages. Je ne pouvais me mettre à rien, je ne voulais pas davantage dire la vision que j'avais eue, craignant que ce ne fût une vision diabolique. Mais cette même vision revint et je vis cette âme torturée d'une façon affreuse. Dans sa détresse, elle me criait : « C'est à toi d'obtenir cette grâce. » Je la vis souvent dans cet état et elle me disait qu'elle souffrait encore et qu'elle savait bien qu'elle était dans un lieu de salut. Je fis beaucoup de pénitences et de prières pour cette âme et je crus un jour entendre le Seigneur me dire : « Sois tranquille : pour telle fête, je délivrerai l'âme de ton père des tourments où elle se trouve. Si tu veux qu'il en soit ainsi, il faut que tu souffres beaucoup. » J'étais prête à tout souffrir pour obtenir cette grâce. Mes souffrances furent très grandes. Après la fête de sainte Claire, je crus voir l'âme de mon père, mais non dans le même lieu d'horreur. C'était encore le purgatoire, cependant. J'ai longtemps supplié le Seigneur de me donner la délivrance de cette âme. Bien des semaines après, j'eus cette révélation que je devais avoir beaucoup de regrets de n'avoir pas osé parler à mon père avec la liberté qu'il eût fallu. Je connaissais bien le lamentable état de sa conscience, et si je lui en avais dit quelque chose il se serait amendé. Je fis donc tous les jours mes oraisons pour cette âme et je la vis souffrir beaucoup. Je suppliai Dieu de toutes les forces de mon cœur de vouloir bien la délivrer de ses tourments. Je vis cette âme pendant la nuit de Noël. Un ange vint la prendre par la main et je vis mon père tel qu'il était pendant sa vie, mais revêtu de blanc. Il me salua et me remercia de ma charité. Aussitôt, i1 devint éclatant de lumière. Je ne le vis plus sous une forme humaine, il disparut avec l'ange. Le matin, après la communion, je revis encore cette âme toute belle et resplendissante. Elle me dit qu'elle n'avait pas été la seule délivrée du purgatoire, beaucoup d'autres avaient été délivrées aussi. Je les vis toutes, en grand nombre. La plume est incapable de décrire le bonheur que je ressentais. Je pense que Dieu m'a accordé cette grâce d'abord par les prières de la Sainte Vierge Marie, puis par celles de mes Sœurs». |
| «Il me semble, dit-elle en décrivant la peine qu'elle avait à souffrir, il me semble que mon âme était dans un abandon complet, extérieur et intérieur, comme si Dieu m'avait dépouillée de tout et que plus jamais, en cette vie ni en l'autre, je ne participerais à aucun bien, que plus jamais je ne pourrais me recommander à la Sainte Vierge ni aux saints. C'est une douleur indescriptible et qui dura tout le temps que j'eus à passer dans ce lieu affreux. Il me semblait que ce temps ne finirait jamais et que toujours j'expierais. Nul ne venait à mon aide. J'étais seule et abandonnée. Une heure de ces souffrances, c'est une éternité. La douleur physique s'ajoutait à la douleur morale. Il me semblait qu'on me triturait les os, qu'on me travaillait les chairs, qu'on me jetait dans une fournaise, puis dans une glacière. Je tremblais de douleur. En même temps, on me rouait de coups avec toutes sortes d'instruments. Dans ces tourments, j'eus quelques communications avec Dieu : il me fit comprendre que les peines que je subissais étaient celles du purgatoire et qu'il me les faisait endurer pour libérer les âmes.» Sainte Véronique Giuliani |
| LE SAINT CURE D'ARS (1789/1859) «A la jeune cousine de Mme Gros, venue se confesser : | «Remerciez bien votre cousine de vous avoir amenée à Ars ; sans elle, vous seriez en enfer ». Et après lui avoir indiqué les causes, une fois la confession terminée, il ajouta : «... Et puis, voyez, ma petite, comme nous sommes ingrats. Il y a dix ans que votre père souffre dans le purgatoire ; vous jouissez de sa fortune et vous ne songez pas à faire dire une seule messe qui le délivrerait» |
| SERMON DU CURE D'ARS POUR LA COMMEMORATION DES DEFUNTS «Comment pourrai-je faire le tableau déchirant des maux qu'endurent ces pauvres âmes, puisque les saints Pères nous disent que les maux qu'elles endurent dans ces lieux semblent égaler les souffrances que Jésus-Christ a endurées pendant sa douloureuse Passion ? Le feu du purgatoire est le même que celui de l'enfer, la différence qu'il y a c'est qu'il n'est pas éternel. Ce feu est si violent qu'une heure semblent à ceux qui l'endurent des milliers de siècles. Si l'on pouvait comprendre la grandeur de leurs supplices, nuit et jour nous crierions miséricorde pour elles. Il faudrait que le bon Dieu, dans sa miséricorde, permît qu'une de celles qui brûlent dans les flammes parût ici à ma place, tout environnée des feux qui la dévorent et qu'elle vous fît elle-même le récit des maux qu'elle endure. Il faudrait qu'elle fît retentir cette église de ses cris et de ses sanglots. Peut-être enfin cela attendrirait-il vos coeurs ! «Oh ! nous souffrons, crient-elles ! Oh ! nos frères, délivrez-nous de ces tourments : vous le pouvez ! Brûler dans un feu allumé par la justice d'un Dieu ! Souffrir des douleurs incompréhensibles ! Etre dévoré par le regret, sachant que nous pouvions si bien les éviter !» Nous lisons dans l'Histoire ecclésiastique qu'un saint resta six jours en purgatoire avant d'entrer dans le ciel. Il apparut ensuite à un de ses amis, en lui disant qu'il avait enduré des souffrances si grandes qu'elles surpassaient toutes celles qu'ont endurées et qu'endureront jusqu'à la fin des siècles tous les martyrs réunis ensemble ! Oh ! mon Dieu, que votre justice est redoutable pour le pécheur ! Cependant qui peut entendre sans frémir le récit de ce qu'on enduré les martyrs, chacun en particulier ? Les uns ont été plongés dans des chaudières d'eau bouillante, d'autres sciés avec des scies de bois ; celui-ci étendu sur un chevalet, déchiré avec des crochets de fer qui lui arrachaient les entrailles ; d'autres foulés aux pieds ; celui-là étendu sur des brasiers ardents, auquel il ne restait que ses os tout noircis et brûlés ; enfin d'autres ont été mis sur des tables garnies de lames tranchantes et qui perçaient de part en part ces innocentes victimes ! Peut-on bien penser à tout cela sans se sentir pénétré de douleur jusqu'au fond de l'âme ? Or une âme en purgatoire souffre encore plus que tous les martyrs ensemble ! Qui pourra donc y tenir ? Mon Dieu, mon Dieu, ayez pitié de ces pauvres âmes ! Mais ce n'est pas là tout leur supplice. Elles souffrent plus encore de la privation de la vue de Dieu. L'amour qu'elles ont pour lui est si grand, la pensée qu'elles sont privées de le voir par leur faute leur cause une douleur si violente que jamais il ne sera donné à un mortel d'en concevoir la moindre idée. Au milieu de ces flammes qui les brûlent, elles voient les trônes de gloire qui leur sont préparés et qui les attendent. Une voix semble leur crier : «Ah ! que vous êtes privés de grands biens ! Si vous aviez eu le bonheur de redoubler vos pénitences et vos larmes, vous seriez aujourd'hui assises sur ces beaux trônes tout rayonnants de gloire ! Oh ! que vous avez été aveugles de retarder un tel bonheur par votre faute !» Ah ! mes amis, nous crient ces âmes, s'il vous reste encore quelque amitié pour nous, ayez pitié de nous ! Arrachez-nous de ces flammes : vous le pouvez ! Beau ciel ! Quand te verrons-nous ? Oh ! si vous sentiez la douleur d'être séparés de Dieu. Cruelle séparation ! Hélas ! quand de tels supplices ne dureraient qu'un jour, qu'une heure, qu'une demi-heure, cela paraîtrait infiniment plus long à ces pauvres âmes que des millions de siècles dans les supplices les plus rigoureux ! Pourquoi cela ? Le voici. Quand Dieu punit quelqu'un en ce monde, ce n'est que sous le règne de sa bonté et de sa miséricorde, car si Dieu envoie une infirmité, une perte de biens ou d'autres misères, tout cela ne nous est donné que pour faire éviter les peines du purgatoire ou pour nous faire sortir du péché. Dans l'autre monde, au contraire, Dieu n'est conduit que par sa justice et sa vengeance. Nous avons péché et nous avons passé le temps de sa miséricorde. Il faut que sa justice soit accomplie et sa vengeance satisfaite. « Oh ! qu'il est terrible de tomber entre les mains d'un Dieu vengeur !» Au sein de leurs souffrances, si elles ne peuvent rien pour elles-mêmes, ces âmes peuvent beaucoup pour nous. Cela est si vrai qu'il n'y a presque personne qui ait invoqué les âmes du purgatoire sans avoir obtenu la grâce demandée. Cela n'est pas difficile à comprendre. Si les saints qui sont au ciel et n'ont pas besoin de nous s'intéressent à notre salut, combien plus encore les âmes du purgatoire qui reçoivent nos bienfaits spirituels à proportion de notre sainteté ! |
| SAINT PADRE PIO DE PIETRELCINA (1987/1968) SAINT PADRE PIO recoit la visite d'une âme du Purgatoire Un soir, Padre Pio se reposait. Seul, il était étendu depuis peu sur un lit de sangles, quand lui apparut un homme drapé dans un manteau noir. Surpris, Padre Pio se leva et lui demanda son nom et le motif de sa visite. L’inconnu répondit qu’il était une âme du purgatoire : «Je m’appelle Pietro Di Mauro. J’ai péri dans un incendie, le 18 septembre 1908, dans ce couvent transformé en centre d’hébergement pour personnes âgées, après l’expropriation des biens ecclésiastiques. Surpris dans mon sommeil, j’ai été la proie des flammes. | Je viens du purgatoire : le Seigneur m’a permis de venir vous demander de célébrer à mon intention la sainte messe, demain matin. Grâce à votre prière, je pourrai entrer en Paradis». Padre Pio l’assura qu’il célébrerait la messe à son intention ... Voici ses mots : «Je voulus le raccompagner à la sortie du couvent. Je constatai que je m’étais entretenu avec un défunt seulement quand, sur le parvis, l’homme disparut. J’avoue être rentré au couvent plutôt effrayé. Notre supérieur, abbé Paolino de Casacalenda, avait remarqué mon agitation, aussi lui racontai-je ce qui venait d’arriver et lui demandai-je la permission de célébrer la sainte messe à l’intention de cette âme. Quelques jours plus tard, abbé Paolino, intrigué, se rendit au bureau de l’état civil de la commune de San Giovanni Rotondo, où il demanda et obtint la permission de consulter le registre des décès pour le mois de septembre 1908, où figuraient les nom et prénom du défunt, de même que la cause du décès : «Le 18 septembre 1908, dans l’incendie de l’hospice, Pietro Di Mauro, fils de Nicola, a trouvé la mort» |
XXe SIECLE
| MARIA SIMMA (1915/2004) | «Le Purgatoire, c'est un retard imposé à cause de notre impureté, un retard avant l'étreinte de Dieu, une brûlure par le feu et une brûle d'amour qui font terriblement souffrir, une nostalgie qui nous lave de ce qui est encore impur en nous. Le Purgatoire est aussi un lieu de désir, du désir fou de Dieu, de ce Dieu que l'on pressent, mais auquel on n'est pas encore uni» |
LE PURGATOIRE D'APRES MARIA SIMMA
LE PURGATOIRE DANS LA TRADITION DE L'EGLISE
Pour la théologie catholique, le purgatoire est un processus de purification de l'âme après la mort et qui suit le jugement particulier, et presque tout le monde y passe avant d’entrer au Ciel faute de s'être préoccupé de réparer les dommages causés de son vivant.
Depuis la naissance de l'Église catholique, les chrétiens présentent à Dieu des prières en faveur de leurs morts ; on trouve trace de sacrifices offerts en faveur des morts dans la Bible juive mais le sort des personnes décédées n'était pas clairement établi
| 5 Et, quand le cercle des festins était fini, Job envoyait chercher ses fils et les purifiait; puis il se levait de bon matin et offrait un holocauste pour chacun d'eux, car il se disait: « Peut-être mes fils ont-ils péché et offensé Dieu dans leur coeur !... » Et Job faisait ainsi chaque fois. |
Une confusion est souvent faite entre la perfection d'une âme et le fait que toutes ses cicatrices soient effacées. Chaque péché engendre une plaie à l'âme alors que chaque acte d'amour accroît sa perfection.
La perfection ne peut s'accroître que parce que les personnes disposent de leur libre arbitre pour poser des actes d'amour ou des actes de haine (les péchés) ; après la mort, l'âme perd l'usage de son libre arbitre, il n'est donc plus question pour elle de progresser en perfection, elle est comme statufiée au degré d'amour ou de haine qu'elle a atteint durant son existence.
Les plaies causées par les péchés sont effaçables pendant la vie par : la prière, l'aumône, le jeûne, les actes pénitence corporelle, le désir d'aller au ciel, un grand dévouement pour ses frères, un grand amour pour les autres, et enfin par la tristesse et le regret intérieur d'avoir commis ces péchés "si je pouvais je reviendrais en arrière et ne ferait pas ces actes", le plus important étant de regretter non par appitoiement sur soi mais par amour de Jésus. Tous ces actes effacent les conséquences nuisibles du péché, ce que la théologie nomme "la peine due pour le péché." Si les personnes n'ont pas travaillé à réparer de leur vivant le tort qu'elles se sont causé par leurs péchés, le purgatoire exerce une action purificatrice par le feu et par l'état de non vision de Dieu, qui est une souffrance incomparablement plus aigue que l'action du feu.
I.- LE CATECHISME DE L'EGLISE CATHOLIQUE
Art. 1030 & 1031 :
| Ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu'assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d'obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. Pour ce qui est de certaines fautes légères, il faut croire qu'il existe avant le jugement un feu purificateur, selon ce qu'affirme Celui qui est la Vérité, en disant que si quelqu'un a prononcé un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni dans ce siècle-ci, ni dans le siècle futur (Mt 12,31). Dans cette sentence nous pouvons comprendre que certaines fautes peuvent être remises dans ce siècle-ci, mais certaines autres dans le siècle futur (2). Cet enseignement s'appuie aussi sur la pratique de la prière pour les défunts dont parle déjà la Sainte Ecriture : « Voilà pourquoi il (Judas Macchabée) fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu'ils fussent délivrés de leur péché » (2 M 12, 46). Dès les premiers temps, l'Eglise a honoré la mémoire des défunts et offert des suffrages en leur faveur, en particulier le sacrifice eucharistique, afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu. L'Eglise recommande aussi les aumônes, les indulgences et les œuvres de pénitence en faveur des défunts : Portons-leur secours et faisons-leur commémoration. Si les fils de Job ont été purifiés par le sacrifice de leur père (3), pourquoi douterions-nous que nos offrandes pour les morts leur apportent quelque consolation ? N'hésitons pas à porter secours à ceux qui sont partis et à offrir nos prières pour eux (4). 1. Par exemple 1 Co 3, 15 ; 1 P 1, 7. |

II.- L'ENSEIGNEMENT DU PAPE BENOIT XVI (ENCYCLIQUE SPE SALVI)
| « (...) Dans la parabole du riche bon vivant et du pauvre Lazare (cf. Lc 16, 19-31), Jésus nous a présenté en avertissement l'image d'une telle âme ravagée par l'arrogance et par l'opulence, qui a créé elle-même un fossé infranchissable entre elle et le pauvre; le fossé de l'enfermement dans les plaisirs matériels; le fossé de l'oubli de l'autre, de l'incapacité d’aimer, qui se transforme maintenant en une soif ardente et désormais irrémédiable. Nous devons relever ici que Jésus dans cette parabole ne parle pas du destin définitif après le Jugement universel, mais il reprend une conception qui se trouve, entre autre, dans le judaïsme ancien, à savoir la conception d'une condition intermédiaire entre mort et résurrection, un état dans lequel la sentence dernière manque encore (n° 44). |
SAINT DOMINIQUE SAVIO APPARAIT A SAINT JEAN BOSCO
| Apparition de saint Dominique Savio peu après sa mort à Don Bosco. Don Bosco est muet et tremblant.
Dominique Savio ouvre le dialogue :
- «Rassurez-vous, Don Bosco, il n’y a pas lieu de trembler». - «Je tremble parce que je ne sais pas où je me trouve».
- «Au lieu du bonheur». - «La où les justes sont récompensés ?»
- «Non, pas au Paradis. Aucun oeil humain ne pourrait supporter l’éclat de sa lumière. Celle que vous apercevez est la lumière naturelle, renforcée par la toute-puissance Dieu…»
- «Alors quelle doit être votre bonheur en Paradis ?»
- «Il faudrait l’expérimenter pour la connaître. Nous sommes en Dieu, c’est tout dire». … Alors Dominique Savio lui montre un merveilleux bouquet de fleurs qu’il tient dans ses mains.
- «Vous voyez ces fleurs ? dit Dominique ; Elles représentent les vertus qui plaisent le plus à Dieu : la rose de l’amour, la violette de l’humilité, le tournesol de l’obéissance, l’amère gentiane de la mortification, le lys de la pureté, le blé qui fait les hosties, et l’immortelle de la persévérance» Don Bosco demande alors à Dominique quelle est, parmi ces vertus, celle qui a été la plus consolante à l’heure de sa mort, et Dominique, après l’avoir en vain laissé essayer de deviner, lui livre la vérité :
- «Ce fut l’assistance toute-puissante de la Mère de Dieu. Dites-le à vos fils, pour qu’ils ne manquent pas de l’invoquer tant qu’ils sont en vie... » |
19:10 Publié dans LE PURGATOIRE RACONTE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note









Commentaires
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Sois béni !
Jean
Ecrit par : Jean Manaus | 03.09.2009
Merci de l'avoir signalé ! Maintenant, ça marche......
Ecrit par : jo | 03.09.2009
Oui, ça marche! Grand merci, jo
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Pourquoi j'ai fait ça?!? (parlais en anglais)
Ecrit par : Jean Manaus | 03.09.2009
cher Jean..... Je ne "cause" l'anglais qu'avec le secours de GOOGLE Traductions !
Ecrit par : jo | 03.09.2009
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